{{type}}
{{genre}}
{{register}}
Retourner à l'accueil

Le serpent aux mille coupures

DOA

Ajouter sur Collibris
Disponible aux éditions Gallimard

Ce qu'en dit l'éditeur

Trois criminels sud-américains sont retrouvés morts à Moissac, paisible bourgade viticole du Quercy. Pour le lieutenant-colonel de gendarmerie Massé du Réaux, appelé sur les lieux de la fusillade, aucun doute, c'est le travail d'un professionnel. Règlement de comptes entre narcotrafiquants ou acte d'un homme traqué, qui n'a rien à perdre et s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ?

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Après avoir été une nouvelle fois enthousiasmé par DOA et son « Citoyens clandestins », je poursuis mon expérience avec la suite « Le serpent aux mille coupures ». Les deux histoires sont réunies dans un volume appelé « Cycle Clandestin 1 ». Contrairement au précédent et à « Pukhtu Primo», cet opus n’a pas du tout la même forme et n’est pas à classer dans le même genre.

Les autres livres que j’ai lus de cet auteur ne sont rien moins que des pavés. Affichant 700 pages environ, ils excellent par leur densité, tant dans les personnages que dans l’intrigue. Il est donc conseillé d’être attentif parce que leurs lectures sont exigeantes. Pour cet épisode, l’objectif est différent. Il se rapproche plus du thriller que du roman noir. En effet, le texte ne fait pas 200 pages. Le récit alterne encore entre plusieurs personnages mais ils ne sont pas approfondis, la priorité étant donnée à l’efficacité. On est donc emporté dans une succession de scènes d’action qui s’enchainent à un rythme soutenu et qui éliminent tout risque d’ennui.

J’ai pris beaucoup de plaisir avec ce texte même s’il n’a pas la patte DOA des productions habituelles. Cela prouve que cet auteur a plusieurs cordes à son arc et qu’il peut toujours nous surprendre. Le lien avec les autres livres est mince mais malgré son côté noir, cet épisode apporte un peu d’énergie à la série. Il m’a permis de sortir, le temps d’une histoire, de l’état de suffocation dans lequel j’étais piégé.

Maintenant que je suis à jour, je vais pouvoir planifier la lecture de « Pukhtu Secundo » et ainsi clôturer le cycle clandestin. Je vais d’abord m’accorder un sas de décompression, parce qu’il faudra que je m’arme de courage et de temps, pour replonger dans cette grande fresque anxiogène du talentueux DOA. Mais la récompense est au bout !