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The rain

Virginia Bergin, Sidonie Van den Dries

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Disponible aux éditions Bayard

Ce qu'en dit l'éditeur

Je m'appelle Ruby Morris. Je déteste la pluie.
Je vais vous dire un truc étrange au sujet des apocalypses, un truc que je ne savais pas avant d'en vivre une.
Ça a l'air assez horrible, hein ?
Faites-moi confiance...
Ça peut toujours être pire.
C'est ce qui arrive quand vous êtes seul, qu'il y a eu une apocalypse mondiale et que vous espérez l'arrivée de votre père comme il l'avait promis, mais qu'il ne se pointe pas. Alors qu'est-ce que vous allez devenir ? Et chaque jour, vous essayez de ne pas vous poser la question...
Tout va bien se passer. Ou pas...

Critique postée par :

Lindsay Hardy

Et si la pluie était devenue mortelle ? Et si vous assistiez, impuissant, à la mort de votre entourage, aux pillages, au chaos... C'est ce qui arrive à Ruby, adolescente de quinze ans, qui échappe miraculeusement à la catastrophe. Véritable roman jeunesse d'anticipation, celui-ci ne m'a pas vraiment convaincu. Ou plutôt si. Je m'explique : avec un scénario comme celui-ci, tout aurait dû me séduire si ce n'est le personnage principal absolument insupportable ! Alors que l'intrigue donne dans la crédibilité, elle est entachée par une protagoniste détestable au plus au point, quintessence de l'adolescente égoïste, sans toutefois être dénuée de courage. La trame, tellement plausible, m'a fait faire quelques cauchemars, c'est dire ! En s'invitant avec intensité depuis quelques jours sur la Réunion, celle-ci a finie de m'achever, confondant la réalité de la fiction...oui, je sais faut que j'arrête de lire. Nan, je déconne ! Blague à part, une question subsiste : que va faire Ruby ? Va-t-elle croiser d'autres survivants ? Le danger vient du ciel, mais aussi des rues...

Alors qu'il y a sept ans de cela, un astéroïde explose dans notre système solaire, une pluie d'un nouveau genre va alors s'abattre, notamment sur la bourgade anglaise de Dartbridge. Un premier baiser plus tôt, Ruby quinze ans, voit sa vie basculer en compagnie de ses ami(e)s. Son petit ami Caspar, touché par la pluie, commence lentement à saigner par tous les pores de sa peau. Vision cauchemardesque ! Les consignes à la radio sont claires : se protéger d'une pluie contagieuse et porteuse d'une bactérie mortelle pour l'homme. Rentrée chez elle, Ruby ne peut que constater le lendemain, la mort de sa mère et de son petit frère contaminés. Ne reste plus qu'elle et son beau-père Simon qu'elle déteste... De la cohabitation, ils vont s'entraider et assister aux pillages des magasins et la confusion totale. Mais bientôt ils ne leur reste plus rien à boire. Pire, ils ne peuvent utiliser ni les canalisations, ni les citernes d'eaux... Forcés de piller leurs voisins tous morts, Simon est malheureusement contaminé à son tour. Seule, Ruby prend la plus grande décision de sa vie : retrouver son père à Londres. Mais le chemin est semé d'embûches...

Pendant toute cette lecture, je crois que j'ai dû boire des litres et des litres d'eau ! Outre mes cauchemars et ma peur de la pluie, je n'ai jamais autant ressenti une sensation de soif. Ce roman est une véritable psychose !

Si seulement les personnages étaient à la hauteur du potentiel scénaristique, il aurait obtenu immédiatement le coup de cœur assuré. Malheureusement, Ruby est le stéréotype de l'adolescente connectée, qui ne pense qu'au maquillage, aux fringues et aux garçons... J'ai envie de dire que c'est quand même la fin du monde, que des gens par milliers meurent autour de soi et qu'il n'y a quand même plus rien à boire. Mais non, Ruby est obsédée par le fait d'avoir oublié son sac avec son maquillage et son téléphone portable chez son ami...

Pour nuancer mes propos, j'ai beaucoup aimé le personnage de Darius, un NERD, camarade de classe de Ruby désormais compagnon d'infortune, plus mesuré et nettement plus réfléchi. J'avoue tout de même que la peste Ruby évolue un peu au fil du roman pour dévoiler une facette plus humaine, comme lorsqu'elle libère les chiens prisonniers des maisons voisines ou des hommes enfermés du commissariat de la ville.

Ecrit sous la forme d'un journal, témoignage d'un événement, l'écriture reste fluide et légère à l'image de l'adolescence. Ce qui me déplaît un peu, c'est cette espèce d'hypocrisie de Ruby à dessiner des papillons à la place des gros mots qu'elles a pu prononcer. Cette fille ne pense qu'à se maquiller tout le long du roman et dessine des papillons pour ne pas choquer... Sache que tes actions me choquent plus que des gros mots Ruby ! Oui, je parle aux personnages comme si ils étaient vivants et alors, pourquoi pas ?

Fascinée par la qualité de la trame, pas trop par l'écriture, et affligée par l'attitude de la protagoniste, ce roman reste pour moi une déception. Dommage ! Premier tome d'une série, je doute de lire la suite...

Pour accompagner ce récit, je ne peux que vous conseiller des fruits, un tas de fruits ! Du jus, de la pulpe et du thé pour le plein de vitamines et de théine pour suivre Ruby dans cette dangereuse aventure.