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Lucky Losers

Laurent Malot

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Disponible aux éditions Editions Albin Michel

Ce qu'en dit l'éditeur

Sean, 17 ans, débarque dans la petite ville bretonne de Douarnenez : après toute une enfance passée à Londres, difficile pour lui de s’habituer à cette petite ville ouvrière où le clivage entre les « riches » et les « pauvres » est si sensible. Alors, lorsque le lycée Balzac prend feu et que tous ses élèves, fils et filles de patrons, sont obligés de terminer l’année scolaire aux côtés de ceux de Saint-Hilaire, fils et filles d’ouvriers, la situation dégénère rapidement. L’étincelle ? Un coup de foudre. Pour les beaux yeux d’une fille de grand patron, Sean défie trois fils à papa dans une compétition sportive : la natation, l’aviron et l’équitation. Ce qui n’était d’abord qu’une querelle d’ados prend de l’ampleur et c’est rapidement tout le lycée puis toute la ville qui se met à suivre la compétition avidement. Et lorsqu’un plan social de grande envergure est annoncé, Sean devient le symbole de la lutte des classes qui fait rage au sein de la ville. Parviendra-t-il à remporter la compétition ? À partir de 13 ans Depuis son enfance, Laurent Malot n’a qu’une envie, celle de raconter des histoires. Autodidacte, il a écrit des fictions pour France-Inter, des pièces de théâtre et deux romans : De la part d’Hannah, paru aux éditions Robert Laffont en 2014 et L’Abbaye blanche, un thriller paru chez Bragelonne en septembre 2016.

Critique postée par :

Rachel Vignon

http://les-mots-de-gaiange.over-blog.com/2016/12/lucky-losers.html

Si vous aimez l'humour anglais, The Full Monty et Billy Eliott, ce roman est pour vous. Classé en roman jeunesse pour ado, je pense qu'il peut être largement lu par de jeunes adultes jusque 25 ans ou plus si vous souhaitez un peu de légèreté.

Quand un simple défi entre ados devient la lutte des classes sociales (lycéennes et ouvrières) de Douarnenez petite ville ouvrière de Bretagne.

Sean est un ado quasiment adulte, il passe son bac de Français dans une nouvelle ville, un nouveau pays suite à la séparation de ses parents. Il vit avec son père Peter, Anglais pure souche, musicien et peintre. Son père abandonne sa vie d'artiste et son confort financier pour venir vivre près de ses enfants Louise 14 ans qui vit avec sa mère et Sean.

Sean passe sa scolarité dans un lycée (Saint- Hilaire) de classe sociale moyenne. Il devient rapidement ami avec trois garçons de son âge Antoine, Kévin et Rémy. Un jour le lycée Balzac où étudient les enfants de bonne famille prend feu et les élèves doivent venir étudier à Saint-Hilaire. A partir de ce jour là, Sean tombe sous le Charme de Camille d'Arincourt, grande héritière d'une filiale ouvrière de la ville. Sean et Camille finissent par se parler et c'est là que tout bascule....

Les ados bourgeois de Balzac, trois particulièrement, prennent en grippe Sean et décident de l'humilier publiquement. Sean est le genre d'ado qui réagit sans réfléchir, un ado impulsif. C'est alors, qu'il va soumettre un défi des classes sociales, trois compétitions sportives (aviron, natation,équitation). Ceci aurait pu passer inaperçu, mais les sites ouvriers des parents des élèves de Balzac menacent de licencier une grosse partie des parents des élèves de Saint-Hilaire suite à un plan économique.

J'ai beaucoup aimé ce roman, j'adore le style anglais plein d'humour mais aussi avec un engagement social, comme on retrouve dans The Full Monty et Billy Eliott.

Lucky Losers est un roman qui nous parle du chômage, du combat quotidien de ses familles de classe moyenne voir minime contre les grandes classes sociales qui se donnent le pouvoir d'écraser le petit peuple. Il touche aussi sur le phénomène de l'homosexualité, des coming out, du divorce et tout ce qui peut en découler. De grands sujets abordés avec humour mais aussi force. Durant les défis, je me suis surprise à trembler, en me demandant qui aller perdre et ou gagner dans chaque compétition.

Un roman accessible au niveau lecture. Peut être que parfois l'âge des ados m'a un peu gêné. 17 ans avec des réactions d'ados de 14 ou 15 ans. J'aurai peut être plus vu une tranche d'âge inférieure, mais ça reste cohérent.

Je le recommande avec plaisir pour nos jeunes ados, futurs adultes et jeunes adultes.