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Plus jamais seul

Caryl Férey

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Disponible aux éditions Disponible en Ebook

Ce qu'en dit l'éditeur

Premières vacances pour Mc Cash et sa fille, Alice. L'ex-flic borgne à l'humour grinçant - personnage à la fois désenchanté et désinvolte mais consciencieusement autodestructeur - en profite pour faire l'apprentissage tardif de la paternité. Malgré sa bonne volonté, force est de constater qu'il a une approche très personnelle de cette responsabilité. Pour ne rien arranger, l'ancien limier apprend le décès de son vieux pote Marco, avocat déglingué et navigateur émérite, heurté par un cargo en pleine mer.
Pour Mc Cash, l'erreur de navigation est inconcevable. Mais comment concilier activités familiales et enquête à risque sur la mort brutale de son ami ?

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Caryl Ferey est un auteur que je suis avec attention depuis plusieurs années. Sur les différents salons, c’est un gars extrêmement sympathique et accessible. De plus, ses romans noirs ont toujours une portée qui les dépasse et sont un prétexte à la révélation de dérives historiques. En toile de fonds de ces aventures, il dénonce des situations dramatiques et les abus de pouvoir.

Même si le thème des migrants plane sur les évènements, ce nouveau livre est un peu moins militant et fait la part belle à l’intrigue proprement dite. On a donc affaire à un polar plus classique mais ce n’est pas pour autant que la touche Ferey ne se ressent pas. Le lecteur averti va retrouver avec plaisir sa plume incomparable, mélange d’écriture exigeante et de gouaille rafraichissante.

Fini les voyages au bout du monde, il nous entraîne cette fois en Bretagne, dans une histoire sombre aux côtés d’un antihéros désabusé. Mc Cash, personnage ténébreux, qui ne doit son salut qu’à l’existence de sa fille, se lance de son plein gré dans une enquête plutôt sinistre. Sous son impulsion, les investigations se transforment en poursuites sauvages et sanglantes où personne ne met de gants. L’ambiance est donc malsaine et oppressante. Heureusement la présence de dialogues acérés, chargés de sarcasmes et de dérisions, tranchent fortement avec l’inhumanité de la tragédie et permettent de relâcher un peu la pression. On arrive même à sourire de certaines situations, pourtant désespérées.

Ce nouvel opus est maîtrisé, sans temps mort, mais ne fait pas partie des « vastes romans combattants » de Caryl Ferey. Si vous ne connaissez pas encore ce grand écrivain, « Plus jamais seul » peut être une petite porte d’entrée vers le reste de son univers plus complexe. Et si comme moi, vous êtes déjà accro, vous lirez volontiers une nouvelle aventure sortie de son esprit, bien que celle-ci soit moins percutante que les précédentes.

https://leslivresdek79.wordpress.com/2018/07/27/397-caryl-ferey-plus-jamais-seul/