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Mariée, moi, jamais !

Yvonne Collins, Sandy Rideout

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Disponible aux éditions Éd. Harlequin

Ce qu'en dit l'éditeur

Ce nouveau roman de Maxime Collins présente un récit identitaire d'une jeunesse éclatée qui cherche ses repères. Le personnage principal, Gabriel, fait partie de cette génération qui ne répond à aucune étiquette; il explore sa sexualité sans tabou ni limite.

Bien au-delà des « qu’en-dira-t-on », Gabriel affronte ses ambivalences, expérimente l'amour à trois, se perd dans les drogues et l'alcool, puis se laisse convaincre par une relation plus sérieuse avec Luc, un garçon au caractère vif et dominant, qui devient vite une obsession.

Jusqu'où peut-on aller par amour? Comment Gabriel répondra-t-il aux exigences de son partenaire? Voici un roman intimiste qui bouscule les idées reçues sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte; un texte qui s'intéresse au partage inconscient des rôles à l'intérieur du couple, mais surtout aux conséquences qui en résultent.

De chapitre en chapitre, les fêtes de fin d'année ponctuent l’évolution des personnages, créant une sorte de bilan, mais également une occasion de vivre tous les excès.

Peut-être jamais s'inscrit dans l'ère du temps, là où toutes les expériences sont permises au nom de la découverte. Contemporain, ce roman sur la construction de soi-même et la recherche d'un équilibre relationnel ne laissera personne indifférent.

Une petite digression pour commencer : je voulais vraiment remercier tous les acteurs du livre québecois, qui nous permettent, en nous les envoyant, de découvrir leur littérature qu’il est vraiment très difficile (sauf à habiter à Paris et à avoir la librairie du Québec à portée de pas), voire impossible, de se procurer en France.

A ce jour, près de 3200 québecois sont abonnés à L’Ivre de Lire et nous lisent chaque semaine : sans l’engagement, bien souvent des auteurs eux-mêmes, ou de blogueurs comme Yannick Olassa du site Livresquement boulimique, nous ne pourrions pas apporter à cette part de notre communauté notre vision de cette littérature francophone et profondément méconnue en France qu’est la littérature made in Québec. Bref, je vous aime, voilà, c’est dit !

Pour revenir à ce roman, Peut-être jamais de Maxime Collins, que je remercie vraiment chaleureusement de m’avoir contacté pour me le faire découvrir, je l’ai tout simplement adoré. Un roman que j’ai pris en pleine gueule, tout simplement parce qu’il m’a parlé de moi, de ma vie et de ma jeunesse, de ma sexualité et des drames et des bonheurs qui ont pu jalonner mon existence.

Certes, je n’ai pas vécu l’histoire de Peut-être jamais : mais ce qui m’a particulièrement touché, c’est que Peut-être jamais, loin d’être un roman sur l’homosexualité, est avant tout l’histoire de son héros, étalonnée de 2003 à 2020, de ses rêves et de ses espoirs, de ses drames comme de ses défaites.

C’est un roman qui m’a fait du bien, car, même s’il est parfois particulièrement dur, il m’a aussi parlé d’amour : d’un amour fou et incroyable, un amour qui peut certes être destructeur, mais qui, aussi, nous aide à dépasser les moments difficiles pour, toujours, aller de l’avant et se réinventer.

A un moment où de nombreux jeunes homosexuels se retrouvent abandonnés par leurs familles, où beaucoup vivent dans des conditions de précarité effroyables, parce que la tolérance est loin d’être un acquis, mais qu’elle est au contraire un combat perpétuellement à gagner, Peut-être jamais est une lecture que je recommande particulièrement : car je l’ai refermé avec le sourire et avec la certitude, non seulement que le bonheur existait, mais qu’il n’était jamais trop tard pour le rencontrer.

Peut-être jamais est publié aux éditions de l'interdit (à paraitre le 31 mars 2014 et disponible au Québec)

Critique postée par :

Lionel Clément