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Disponible aux éditions Flammarion

Ce qu'en dit l'éditeur

L'idée de passer tout l'été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecoeur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L'annonce parlait d'un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n'habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale.
Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s'est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu'on avait apprivoisée aussi bien qu'un animal de compagnie, n'avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s'entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières.
Ca, c'était en arrivant. Serge Joncour raconte l'histoire, à un siècle de distance, d'un village du Lot, et c'est tout un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre qu'il déterre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature et confronté à la violence, il nous montre que la sauvagerie est toujours prête à surgir au coeur de nos existences civilisées, comme un chien-loup.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Depuis ses deux derniers romans, je suis un fervent admirateur de Serge Joncour. Avec ses histoires contemporaines et rurales, il sait jouer d’espièglerie afin de nous passionner pour ses aventures et je guettais, avec le sourire, le nouvel arrivage.

La narration est divisée en deux parties distinctes. Chacune se situe dans une époque différente et leur seul point commun est le lieu dans lequel se situent les récits. Le cadre est donc le même, mais les destins séparées d’un siècle. Et dans ce coin reculé du Lot, on constate froidement l’évolution du quotidien des contemporains. Les usages matériels ne sont plus du tout les mêmes, le progrès technologique étant passé par là. Mais on s’aperçoit aussi que certaines choses ne varient pas avec le temps. L’amour, la jalousie, les rumeurs, les instincts primaires restent des pratiques universelles. Tous ses émotions, ancrées en l’Homme et incontrôlables, entraînent les réactions et créent les histoires.

Serge Joncour n’a pas son pareil pour décrire les atmosphères et décortiquer les sentiments. Avec lui, le lecteur ressent l’espace et l’ambiance. Pour ce roman, il reprend ses bonnes habitudes dans le monde pastoral. Au bout de quelques chapitres, j’étais en parfaite harmonie avec la nature et en osmose avec les émotions des acteurs. Seulement cette fois ci, le destin des personnages m’a lassé. En effet, lorsqu’après plus de 300 pages, il ne se passait toujours rien, j‘ai relâché mon attention. Les aventures stagnaient, je ne voyais pas d’échappatoire à la routine installée et malgré l’air pur, j’ai commencé à étouffer quelque peu. La plume de l’auteur était toujours impeccable mais il manquait la vivacité narrative qui m’avait emporté dans ses textes précédents. Heureusement, sur la fin, le récit devient plus romanesque. Cela rattrape mon désarroi et me laisse un goût moins amer.

Si je parais sévère dans mon ressenti, c’est qu’avant de débuter ce roman, j’étais fan de Serge Joncour et j’en attendais donc beaucoup. Même si j’ai moins adhéré à ce « Chien Loup », moins facétieux, je suis toujours convaincu qu’il est un grand écrivain qu’il faut absolument lire (peut-être ne pas commencer son œuvre par celui-là !). C’est pour cette raison que je ne lui en tiendrai pas rigueur et que je serai le premier à me jeter sur sa prochaine production. Sans rancune !

http://leslivresdek79.com/2018/08/16/400-serge-joncour-chien-loup/