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Personne N'Est Obligé De Me Croire

Juan Pablo Villalobos

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Disponible aux éditions Libella Sarl

Ce qu'en dit l'éditeur

Mexico, 2004. Juan Pablo, brillant étudiant, reçoit une bourse pour partir finir son doctorat à Barcelone en compagnie de Valentina, sa fiancée. L’occasion rêvée pour lui de découvrir l’Europe, de s’éloigner de sa mère et de prouver les vertus de l’intellectualisme à une famille haute en couleur et pas toujours très soucieuse des lois. Mais c’est compter sans l’enthousiasme des siens : contacté par un de ses cousins quelques jours avant son départ et adoubé mafieux malgré lui, Juan Pablo voit son épopée universitaire se transformer peu à peu en un truculent roman noir…

Critique postée par :

Lindsay Hardy

Si vous aimez l’absurde, les mises en abîmes ou si vous avez apprécié la lecture du « Pingouin » de Kourkov, ce roman est fait pour vous ! En se mettant lui-même en scène ( ?), Juan Pablo Villalobos réussit le pari fou de créer une surprise littéraire. J’avoue qu’aux premières pages, mon esprit s’est calfeutré pour finalement ressortir amusé. Avec ses dialogues familiers compensés par l’érudition de certains personnages, le roman a attisé ma curiosité. Drôle, loufoque, celui-ci a la particularité de me faire sortir des sentiers battus. C’est aussi ça la littérature ! De quoi ça parle ? Alors que Juan Pablo, le protagoniste, s'apprête à quitter le Mexique afin de poursuivre ses études de lettres à Barcelone, il est contacté par son cousin, magouilleur notoire. Perdu de vue depuis quelques années, ce dernier propose à Juan un "bizness" impossible à décliner. En décidant de rencontrer son cousin, celui-ci ne se doute pas un instant du piège qui se referme...
Entre mafia et corruption, l'auteur entraîne le lecteur dans une série de situations cocasses où "personne n'est obligé de le croire"...
Merci encore à Orange Lecteurs.com pour cette immersion littéraire pleine de saveur !

Etudiant en littérature au Mexique, Juan Pablo s’apprête à quitter les siens afin de poursuivre son cursus à Barcelone. Tout semble aller pour le mieux, c’est sans compter sur la réapparition d’un de ses cousins magouilleur notoire. Perdu de vu depuis quelques années, ce dernier propose à Juan un « bizness » soi-disant impossible à refuser. Ignorant l’objet de sa proposition, Juan décide de rencontrer son cher cousin sans savoir dans quoi il s’embarque. Entraînant Valentina, sa petite amie, dans une aventure dont il ne connaît pas lui-même l’enjeu, l’étudiant en lettres va vivre une série de situations cocasses.

L’auteur m’a entraînée dans un récit fou, risible où les pires situations précédentes sont a minima en dessous de ce qui va suivre. Alternant entre la voix de Juan, sa mère ou celle de Valentina, le romancier monte un extravagant puzzle où le processus littéraire est encensé.

Entre mafia et corruption ce roman, qui débute comme une ineptie, devient au fur et à mesure plus sombre, dévoilant la face obscure d’une Barcelone fourmilière, dangereuse et finalement conservatrice. Avec son sens de la critique et de la dérision, ce livre devient une astucieuse mise en abîme, chose que je n’ai pas vu venir pour mon plus grand plaisir et répond avec une certaine malice à certains clichés.

Assez spécial, je dois le reconnaître, je ne conseillerais pas ce roman à n’importe qui. Registre familier, digressions, discours estudiantins parfois inintelligibles, il n’est pas évident de comprendre tout ce qui s’y passe. Malgré tout, je me suis attachée à ces personnages impuissants face au contexte qui les dépasse, et j’ai lu avec avidité ces 280 pages où l’absurdité est utilisée avec panache comme avec finesse. Alors, êtes-vous prêt à suivre Juan Pablo dans son périple mafieux, lui le gentil et innocent étudiant ? A vivre l’incompréhension de Valentina ? Entre embrouilles et quiproquos, la chute est rude !