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Territoires

Olivier Norek

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Disponible aux éditions M. Lafon

Ce qu'en dit l'éditeur

Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein du SDPJ 93. Pas pour longtemps, hélas ! L'exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables.
Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un chef de bande psychopathe d'à peine treize ans, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire découvert mort chez lui, torturé... et Coste se retrouve face à une armée de voyous impitoyables, capables de provoquer une véritable révolution.
Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ?
Avec ce polar admirablement maîtrisé, Olivier Norek nous plonge dans une série de drames terriblement humains et de stratégies criminelles – loin d'être aussi fictives qu'on pourrait le croire – où les assassins eux-mêmes sont manipulés.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Mon premier contact avec Olivier Norek m’avait laissé un goût d’amertume. Dans « Code 93 », j’avais adoré la part de réel que l’auteur mettait dans son histoire mais un peu moins l’histoire elle-même.
C’était une enquête policière alambiquée dont le dénouement était révélé beaucoup trop tôt à mon avis et qui perdait de son intérêt premier.

Avec « Territoires », le propos est différent. La révélation du coupable n’est pas la priorité. On entre dès les premières pages dans les rouages des quartiers chauds. En alternant entre les différents acteurs de cette tragédie moderne, l’auteur nous plonge en immersion dans la dure réalité des arrangements malhonnêtes, qui semblent contrôler ces territoires obscurs de nos villes. On voyage des rues malfamées du 93 aux bureaux d’élus locaux et d’un commissariat débordé aux appartements de retraités… pour vivre au plus près du mécanisme du drame.
En sortant de cet épisode, je comprends enfin l’engouement autour d’Olivier Norek. Le réalisme de son roman, bonifié par son expérience professionnelle, fait vraiment merveille. Tel un Olivier Marchal littéraire, il m’a dévoilé des vérités que je n’imaginais pas et qui me font, il faut bien l’avouer, un peu peur ! Car outre le fonctionnement des banlieues et de la police, il m’a fait découvrir le milieu de la politique locale et ses manœuvres. Je ne connaissais ce monde qu’à travers les médias. J’en ressorts beaucoup plus perplexe quant à l’identité des véritables responsables des incidents dans ces zones de non-droit.
C’est donc un livre utile pour nous ouvrir les yeux et se faire son propre avis. Et avec cette deuxième aventure, je commence aussi à m’attacher à l’équipe d’enquêteurs qui fait tout son possible, souvent avec humour, pour juguler les événements. Je suis donc ravi d’avoir persévéré avec Olivier Norek. Au vu des réactions sur son nouvel opus « Surtension », il apparaît comme un auteur de policiers ambitieux, qui n’hésite pas à modifier son style et offrir des romans aux multiples facettes, afin de retranscrire au mieux la réalité de son métier… et j’en redemande !