{{type}}
{{genre}}
{{register}}
Retourner à l'accueil

Une enquête d'Emily Roy et Alexis Castells : Mör

Johana Gustawsson

Ajouter sur Collibris
Disponible aux éditions Bragelonne

Ce qu'en dit l'éditeur

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S'emploie pour parler de la viande.
Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.
Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

Critique postée par :

Anthony Descaillot

J’avais déjà croisé Johana Gustawsson au détour de quelques salons. Cette auteure toujours souriante semblait très proche de ses lecteurs et je m’étais promis un jour de lui donner sa chance.

Mör est la deuxième aventure de la série. Les acteurs principaux ont surement déjà été développés dans le précédent épisode et on attaque sans préliminaire dans le feu de l’action. N’ayant pas lu « Block 46 », j’ai été un peu désorienté par le nombre personnages qui se succèdent dès le début. L’auteure donne bien sporadiquement des informations quant au passé qui les lient, mais il m’a tout de même fallu du temps pour bien appréhender le rôle de chacun. Ceci étant fait, j’ai pu me jeter tête baissée dans cette enquête malsaine.

Alternant entre passé et présent, le lecteur suit une équipe étendue d’enquêteurs à la poursuite d’un assassin morbide. Dans des chapitres très courts (3/4 pages), Johana Gustawsson ne rentre pas dans les détails, c’est appréciable dans les scènes plutôt gores et ça permet de donner un rythme non négligeable au récit. Tout est mis en œuvre pour l’efficacité du texte. Au fil des investigations et des interrogatoires, les éléments de l’intrigue se mettent en place et on ne lâche plus les pages. Pas de grandes scènes d’action ou de grands moments de suspense intense, juste une histoire à tiroirs entrainante et pleine de surprises.

Le livre aurait peut-être mérité quelques approfondissements afin de mieux cerner les protagonistes et d’être un peu plus en empathie avec eux. Je conseille donc de lire le premier volume avant, ce que je ferai moi-même dès que possible, et vous profiterez ainsi au maximum de cette aventure au scénario complexe et maîtrisé. Car malgré mes lacunes, j’ai pris beaucoup de plaisir avec ce thriller sanglant mais accessible à tous. Je suis donc content d’avoir fait le premier pas avec Johana Gustawsson et pourrai m’arrêter à son stand à l’occasion pour échanger avec elle.