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L'amie prodigieuse

Elena Ferrante, Elsa Damien

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Disponible aux éditions Gallimard

Ce qu'en dit l'éditeur

Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances.
Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme.
Traduit par Elsa Damien

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Devant le raz de marée qu’a engendré la sortie des derniers volumes de cette quadrilogie (le deuxième volume a même été élu meilleur livre de l’année 2016 par le magazine Lire), je me devais, en tant que lecteur qui essaye d’être à la page, de commencer le phénomène Elena Ferrante.

Maintenant que je l’ai fait, je crois avoir saisi les éléments qui ont marqué et passionné les foules. Simplement, l’histoire repose sur des émotions passées et fait appel au sentiment de nostalgie du lecteur. Tout d’abord, c’est un retour en arrière sur notre jeunesse. On retrouve toute la naïveté et toute l’insouciance de notre enfance et on s’identifie aux personnages. Ensuite, on touche à l’intime avec le souvenir d’une camaraderie. Elena et Lila s’éloignent, se rapprochent au gré des obstacles de la vie mais leur amitié profonde semble inaltérable. Mais aussi grâce à ce livre, on se souvient d’une époque, les années cinquante et d’un pays, l’Italie du Sud. Comment les gens vivaient-ils entre eux ? Comment éduquaient-ils leurs enfants ? Quelles étaient leurs rêves, leurs ambitions, leurs croyances ? Toutes ses questions sont développées en marge de l’aventure des deux fillettes. On apprend ainsi un grand nombre d’informations sur le quotidien des italiens à cette époque, aussi bien politique que social et c’est assez dépaysant.

Alors avec tout ça, je conçois l’engouement généré mais pour être vraiment honnête, je ne comprends pas le succès planétaire. « L’amie prodigieuse » est un bon livre, qui ne m’a pas transcendé. Je ne me suis pas ennuyé mais je n’ai jamais vraiment accroché… et je pense savoir pourquoi. Premièrement, je suis un homme (comme dirait Michel Polnareff !) et c’est une histoire de filles. Donc là où certaines lectrices se sont reconnues dans telle ou telle protagoniste, moi, je n’ai pas ressenti de réelle empathie et j’ai suivi le récit sans grandes émotions (Dans « Un été 42 » de Herman Raucher, les acteurs étaient des garçons et je m’étais senti concerné !). Secondement, j’avais lu en 2015 « L’Italienne » de Adriana Trigiani où beaucoup de thèmes étaient identiques (l’Italie, la cordonnerie, etc…) et j’ai parfois eu l’impression de déjà-vu.

En conclusion, je n’ai pas eu affaire à un chef d’œuvre mais simplement à un bon roman que je recommande en priorité aux femmes, car il va titiller leur fibre nostalgique. Pour ma part, je reste un peu déçu par rapport à l’attente que j’en avais. Je l’ai trouvé un peu plat mais je lirai peut-être, mais ce n’est pas sûr, la suite des aventures d’Elena et Lila.