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Ma grand-mère vous passe le bonjour

Fredrik Backman, Laurence Mennerich

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Disponible aux éditions Éditions France loisirs

Ce qu'en dit l'éditeur

Une histoire simple aux personnages atypiques. Ou peut-être l'inverse.
Elsa est une enfant solitaire. Sa seule amie est sa grand-mère, une femme fantasque, prête à tout pour faire rire sa petite-fille, même aux pires bêtises (entrer dans un zoo par effraction ; dire des insanités ; flirter avec des policiers) ! Moquée et persécutée à l'école, Elsa sait qu'elle trouvera toujours du réconfort auprès de Mamie, qui lui change les idées en lui racontant aussi de merveilleuses histoires. Puis, un jour, les contes s'arrêtent brutalement lorsque la vieille dame meurt. Elsa va alors faire son deuil en allant transmettre des lettres que sa grand-mère avait écrites pour de nombreux destinataires : lettres d'excuse, de regret et d'amour. Petit à petit, elle comprend que les contes de son aïeule s'inspiraient de personnages bien réels...

Critique postée par :

Lindsay Hardy

Lorsqu' Elsa, sept ans, perd sa mamie son monde s'écroule. Non seulement elle doit dire au revoir à sa seule et unique amie mais aussi à une conteuse extraordinaire à l'imagination débordante, portée par une gouaille ravageuse. Une femme qui a jouit de la vie, la brûlant par les deux bouts et trouvant une forme de rédemption auprès de son unique petit enfant. C'est dans le monde imaginaire de Miamas, créé par sa mamie, qu'Elsa trouve refuge jusqu'à ce qu'elle lui confie une mission post mortem : distribuer des lettres à tous ceux qu'elle a blessé au cours de sa vie. L'immeuble dans lequel habite l'enfant va alors être confronté à une vague de révélations, de compromis et d'aventures. Elsa va alors être le témoin des secrets de chaque voisins mais surtout ceux de sa grand-mère qu'elle ne connaissait finalement pas...

Voilà une aventure dont rêve tous les enfants ! Peuplé de géants, de "worse" chiens au gabarit démesurés, de chevaliers et de contes et légendes, Elsa va confondre l'imaginaire à la réalité pour s'apercevoir qu'elle n'est pas si différente. Si les personnages qui content son univers sont fantastiques, ils ne le sont pas vraiment dans la vie. Entre une mère trop organisée mais dépassée, un couple de vilains voisins, un géant mutique, un chien orphelin et une voisine alcoolique, Elsa mène l'enquête sur les destinataires des lettres. Reprenant les codes du conte, Fredrik Backman aborde avec humour l'importance du pardon et de la tolérance. Sous la goguenardise d'une vieille femme et la naïveté d'une enfant toutefois très intelligente, il condamne les faux semblants, l'image idéal que l'on veut bien donner pour révéler l'amour, l'amitié mais aussi le deuil que l'on porte. J'ai beaucoup rit, pleuré mais suis sortie ébahie par tant d'intensité.

J'ai beaucoup apprécié l'ironie des situations, l'esprit grinçant de cette grand-mère mais aussi les réflexions matures de cet enfant fan de Harry Potter. C'est ingénieux, original,tout en révélant un aspect positif sur le travail de deuil. L'auteur dévoile peu à peu différentes strates en partant des nombreuses personnalités pour exposer les violences conjugales, l'amour maternel complexe, les accidents de la vie et même les répercutions de la guerre sur l'esprit. C'est beau, quelque fois rude mais toujours bienveillant. Malgré quelques longueurs, l'auteur à su décrire avec tact la fragilité des liens qui unissent. Je terminerais donc ce billet par un chocolat chaud à la créole et des roulés à la cannelle pour assortir cette lecture à une gourmandise !