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Concours pour le paradis

Clélia Renucci

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Disponible aux éditions Albin Michel

Ce qu'en dit l'éditeur

"Tout était dévasté, consumé, calciné. C'est de cet enfer qu'allait renaître le Paradis". Dans le décor spectaculaire de la Venise renaissante, l'immense toile du Paradis devient un personnage vivant, opposant le génie de Véronèse, du Tintoret et des plus grands maîtres de la ville. Entre rivalités artistiques, trahisons familiales, déchirements politiques, Clélia Renucci fait revivre dans ce premier roman le prodige de la création, ses vertiges et ses drames.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

« Concours pour le paradis » se propose de nous raconter une anecdote de l’Histoire assez méconnue. Je n’avais jamais entendu parler de cette chasse à l’artiste qui a eu lieu à Venise à la fin du 16ème siècle.

En suivant le destin des acteurs de cette aventure, Clélia Renucci nous fait entrer dans le monde de l’art de cette époque. On y découvre tous les peintres à l’origine des plus chefs d’œuvre de la ville italienne. Ceux-ci vont se battre pour avoir l’honneur de réaliser LE tableau au centre de la cité. Grâce à des descriptions soignées, l’autrice modélise parfaitement les différentes représentations créées par les artistes et les émotions qu’elles procurent aux spectateurs. Les différentes étapes de la création des œuvres sont aussi parfaitement décrites. Chaque réalisation apparait devant les yeux du lecteur et on ressent toute la magie de leur talent esthétique.

Durant ce concours, on assiste aux prises de décisions, à la distribution des pouvoirs, aux préférences de chacun et aux petits arrangements qui vont rythmer les péripéties. Comme dans toutes les compétitions, les vices inhérents à l’homme vont se manifester. La jalousie, la malice, la vengeance, la trahison vont se succéder. Tout est permis pour arriver à ses fins !

Le seul petit bémol se situe au niveau de l’écriture, peut-être un peu trop académique. Plutôt froide, elle laisse le lecteur en dehors parce qu’aucun sentiment ne transpire. Le roman se rapproche donc plus de l’essai que du roman. Mais malgré son style assez sobre, Clélia Renucci réussit le pari de nous passionner pour une aventure plutôt banale. En recentrant son récit sur une chronique passionnante et romanesque, elle nous ouvre l’appétit sur le reste de l’époque. A la fermeture du livre, on veut donc en savoir plus sur cette période italienne. Dès le livre fermé, j’ai d’ailleurs fait plusieurs recherches sur le net afin de comprendre le contexte qui a entouré les évènements racontés.

« Concours pour le Paradis » est par conséquent plus intéressant par son contenu que par sa forme. Mais à la faveur d’un gros travail de recherche, il est une porte d’accès captivante sur l’Histoire de la Renaissance transalpine et une belle déclaration d’amour aux œuvres d’art vénitiennes. Premier roman très prometteur !

https://leslivresdek79.wordpress.com/2018/11/07/416-clelia-renucci-concours-pour-le-paradis/