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Les oreilles de Buster (Actes Sud)

Maria Ernestam, Esther Sermage

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Disponible aux éditions Actes Sud

Ce qu'en dit l'éditeur

À sept ans, traumatisée par sa mère, Eva a décidé de la tuer. À cinquante-six ans, elle commence un journal intime dans lequel elle raconte son histoire, et la façon dont sa vengeance a été assouvie. Un délicieux mélange de candeur et de perversion.
Grand Prix Page des libraires 2011, sélection européenne.
Traduit du suédois par : Esther. SERMAGE

Critique postée par :

javca

Coup de foudre littéraire pour ce roman suédois, prix des libraires en 2011.

Ça commence par un anniversaire. Le 56ème plus exactement.

Et puis non, ça commence par le saut des baleines amoureuses, c’est là, dès la première page, que naît le coup de foudre.

La magie de la lecture est foudroyante. "Les oreilles de Buster" se savourent et une fois le roman achevé, je sais que j’y reviendrai, pour le plaisir et l’espoir d’y trouver de nouvelles pépites à la lueur de ce que je saurai de ma première rencontre avec la prose de Maria Ernestam.

Les personnages sont « issus de l’imagination de l’auteur », c’est ce que dit la postface mais les mots sont si justes que cela semble impossible à croire. La narratrice, Eva, déploie des trésors d’ingéniosité pour survivre à son enfance et à l’égocentrisme de sa mère. Un extrait pour donner une idée des dégâts que cause une telle relation ?

« Elle décidait du cours de son existence sans se soucier de ce qu’en pensaient les autres. « Les autres ». J’étais une personne parmi tant d’autres vagues connaissances, collègues et amis qui s’accommodaient de ses décisions ; elle n’appliquait pas de gradation à cette masse informe, son égoïsme n’était pas échelonné. Il n’y avait qu’elle… et le reste »

La lutte est âpre, terrible, l’amour jamais très loin de la haine qui protège parce qu’un enfant espère toujours, même quand il a grandi . On est surpris, ravi jusqu’à la toute dernière ligne. L’écriture est mordante, l’ironie jamais gratuite. Un régal !