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La fille à la voiture rouge

Philippe Vilain

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Disponible aux éditions Bernard Grasset

Ce qu'en dit l'éditeur

Emma Parker a vingt ans. Fille d’un diplomate américain, habituée des soirées de la jeunesse dorée, elle conduit une voiture rouge, porte une jupe rouge, brûle les feux rouges. Tout en elle est rouge d’insolence et d’ambition. Étudiante dans une université parisienne, elle rencontre le narrateur, un écrivain de près de deux fois son âge. Tout va très vite, tout est joyeux : ils s’aiment, ils sortent, ils marchent la nuit dans Paris…
Et tout change soudain, quand Emma apprend à l’écrivain qu’elle souffre d’une maladie peut-être fatale. Une nouvelle histoire d’amour commence, d’autant plus vive que la mort s’annonce. Mais qui est vraiment Emma Parker ? S’inspirant d’une aventure personnelle, Philippe Vilain, grand analyste du sentiment amoureux, donne dans ce roman prodigieusement virtuose une Surprise de l’amour contemporaine.

Critique postée par :

Yves Montmartin

Pour la majorité des vivants qui ne connaissent pas la date de leur mort, le temps est une donnée abstraite,un sentiment vague d'une durée indéterminée qui ne nous fait éprouver aucune urgence, nous avons le temps; mais pour les autres,les malades, les condamnés, le temps est compté, l'avenir réduit à peau de chagrin,et chaque minute doit donner la preuve d'exister, chaque jour doit être un tourbillon, comme une fête.

L’amour c’est aléatoire, cela peut dépendre d’une phrase ou d’un geste comme de tenir une porte pour laisser passer une jeune femme.

Emma, la fille a la voiture rouge, vient d’avoir vingt ans, mais elle a connu plusieurs vies. Une fille simple, facile à vivre, alerte et remuante mais qui a des relations compliquées avec les hommes.

Ce n’est pas en lui faisant l’amour, mais le lendemain en se réveillant que le narrateur, un écrivain, sait qu’il va tomber amoureux de cette étudiante en lettres. Leur dix-neuf ans d’écart les préservent d’un jeu de la séduction artificiel. Elle sait ce qu’il pense avant qu’il ne parle tout comme il devine ce qu’elle va dire.

Elle s’inquiète de ses trous de mémoire fréquents. Un accident, un hématome sous le crâne, une opération trop dangereuse, elle est condamnée. La jeunesse ne doit pas montrer le visage de la mort, il lui faut se risquer, vivre chaque seconde avec intensité, comment occuper un temps qu’elle n’a plus.

"Les Histoires d’amour finissent mal en général.", chantent les Rita Mitsouco, comment imaginer que l’histoire d’amour que nous raconte Philippe Vilain puisse résister à la différence d’âge, à l’échec, à la jalousie, au mensonge, quand les défauts de l’autre apparaissent. Comme un médecin légiste l’auteur nous fait l’autopsie d’un amour, il dissèque chaque phase. Philippe Vilain explore les tourments d’un homme éperdument amoureux, qui va jusqu’à s’endetter pour couvrir de cadeaux la femme qu’il aime, un amour sur lequel plane en permanence l’ombre de la mort. Un homme qui pardonne tout et qui souhaite écrire un roman sur elle pour rester avec elle. Une écriture soignée, pour un roman qui explore avec justesse la conscience amoureuse.