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Mala Vida

Marc Fernandez

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Disponible aux éditions le Livre de poche

Ce qu'en dit l'éditeur

De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. Rien se semble apparemment relier ces crimes ... Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l'eau malgré la purge médiatique. Lorsqu'il s'intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loins qu'un simple fait divers, au plus près d'un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des "bébés volés" de la dictature franquiste.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

On imagine vite le thème abordé lorsque l’on se retrouve avec ce petit livre entre les mains. Sa couverture représentée par un berceau peint en rouge et jaune et son titre issu d’une chanson de Manu Chao, laisse présager une aventure ibérique sur fond de maternité. Et c’est le cas.

Marc Fernandez nous propose un polar empreint de ses origines espagnoles. On va découvrir des personnages engagés qui vont mettre le doigt sur un secret bien gardé de l’Histoire du pays. Ils vont alors s’impliquer avec détermination pour dévoiler au monde ce drame national que constitue le vol de bébés sous l’ère franquiste. Personnellement, je n’avais pas connaissance de cette tragédie. J’ai tout de suite été séduit par l’idée de fouiller dans le passé tourmenté.

Malheureusement, les promesses d’un polar plein de révélations ne sont pas tenues. Le sujet, pourtant grave, est survolé. Les grandes lignes sont répétées mais on ne rentre jamais en profondeur pour étoffer la matière. Les protagonistes sont caricaturaux et l’enchaînement des événements est assez prévisible. Il y avait le potentiel historique pour en faire une grande aventure mais tout va très vite et on passe à côté du sujet. C’est efficace en terme de rythme, beaucoup moins en terme de consistance.

Marc Fernandez a le mérite de nous ouvrir les yeux sur ce mystère, véritable tabou d’un pays qui semble vouloir se défaire de son passé peu glorieux. Seulement la forme trop superficielle de l’approche, rend ce court roman un peu trop lisse et trop inoffensif. Je le conseille donc comme une lecture légère au bord de la plage (ou ailleurs, c’est vous qui voyez !). Vous passerez un moment plaisant, sans prise de tête, mais aussi sans grande exaltation. Ma déception s’explique aussi parce que j’avais mis beaucoup d’espoir dans ce roman au thème intrigant et dans cet auteur sympathique.