{{type}}
{{genre}}
{{register}}
Retourner à l'accueil
Ajouter sur Collibris
Disponible aux éditions Librairie générale française

Ce qu'en dit l'éditeur

Il y a la petite, 22 ans, un âge comme deux cygnes posés sur un lac. Fragile et ravissante, elle peine à se jeter dans le grand monde et se réfugie dans la solitude de son appartement. La grande, 24 ans, s'agite dans la ville : nymphomane, tyrannique et machiavélique, fascinée par la mort, elle se nourrit de la dépendance affective qu'elle impose à sa cadette. Deux soeurs qui ont grandi avec un terrible secret et qui, dix-huit ans plus tard, se démènent pour tenter d'exister.

Le sort semblait avoir scellé leur destin, mais les rencontres quelquefois peuvent rebattre les cartes. Le soleil à mes pieds est, avant tout, l'histoire d'une résurrection.

Delphine Bertholon est une auteure extraordinaire… Et pourtant, l’occasion d’écrire sur L’Ivre de Lire à son propos ne s’était jamais présentée… Aujourd’hui, je corrige cette lacune en vous faisant découvrir son dernier roman, Le soleil à mes pieds.

Je suis la carrière littéraire de Delphine Bertholon depuis Twist, paru en 2008 aux Editions J.C Lattès, et ce fût d’emblée un immense coup de cœur pour cette jeune fille en apparence si fragile, mais dont le style, tranchant comme un couperet, a cette capacité à dépeindre les intériorités et les liens subtils qui les unissent avec une vérité qui ne s’encombre jamais d’aucune poudre aux yeux.

Les romans de Delphine Bertholon ne savent laisser indifférents : qu’on les aime ou non, ils marquent leurs lecteurs et les accompagnent, longtemps…

Le soleil à mes pieds n’y déroge pas. Car en dépeignant, au travers du regard de la petite, le rapport de force effroyable instauré entre ces deux sœurs, ces deux jeunes femmes, chacune dépositaire du même secret, mais qui, chacune, a trouvé une stratégie différente pour simplement y survivre, pour ne pas sombrer, Delphine Bertholon signe certainement et son meilleur roman, et son roman le plus dérangeant.

Le soleil à mes pieds, s’il s’appréhende par le récit de la petite, cette jeune fille effacée et soumise à cette sœur tyrannique, si, de prime abord, on ne parvient à s’empêcher de détester la grande, nymphomane et manipulatrice, qui puise dans les brimades imposées à sa sœur l’énergie d’exister, on ne peut, une fois le roman fermé, résister au besoin de le rouvrir, et de tenter de lire, comme en miroir, l’histoire de cette grande, de sa douleur et de son échec… C’est ainsi une œuvre qui, si elle résonne, lors de la première lecture, d’une seule voix, cette voix de la cadette tentant de se libérer d’un joug qui l’étouffe, continue très longtemps après à vivre en vous avec la voix de l’ainée, une voix qui, loin d’être si monstrueuse, n’est que l’expression d’une souffrance ne parvenant pas à se comprendre elle-même.

Le soleil à mes pieds est donc un très grand roman, qui se dévore d’une traite, un roman douloureux et implacable sur la difficulté à survivre lorsque, enfant, on a été confronté à l’insoutenable. Delphine Bertholon nous donne à lire ici, et pour notre plus grand plaisir, une des perles de cette rentrée littéraire !

Le soleil à mes pieds est publié aux Éditions J.C.Lattès Le soleil à mes pieds est disponible au format ebook

Critique postée par :

Julie R