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Riquet à la houppe

Amélie Nothomb

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Disponible aux éditions Albin Michel

Ce qu'en dit l'éditeur

Une rentrée littéraire ne serait plus une rentrée littéraire digne de ce nom sans un nouveau roman d'Amélie Nothomb comme elle seule en a le secret. Avec Riquet à la houppe, elle nous revient avec un conte pour adultes où le laid et brillant Déodat va rencontrer la belle et contemplative Trémière. On y retrouve tous les ingrédients qui font la saveur des livres de la plus Belge de nos auteurs : cruauté, humour noir, personnages improbables et même un cours d'ornithologie. Amélie n'a pas fini de nous surprendre.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Voilà une auteure qui me pose problème. Suite à une première lecture très peu convaincante, j’avais un avis tranché sur son compte : pas pour moi ! Seulement le destin a voulu que je découvre « hygiène de l’assassin » et là a commencé mon dilemme. Ce roman transpirait le génie et j’ai dû tempérer mon avis initial. Dès lors, je me devais de tenter une troisième expérience pour enfin pouvoir statuer. Mais je vais sûrement vous décevoir en vous disant que je n’ai toujours pas la réponse à ce mystère.

C’est la seconde fois qu’elle décide de remettre au goût du jour un conte pour enfant. Personnellement, je la découvrais dans cet exercice… et j’en ressors perplexe.
Amélie Nothomb a indéniablement une belle écriture qui est adaptée pour raconter des histoires. Le livre se lit donc facilement et la langue est assez agréable. Avec son style, on est entrainé dans l’aventure et les pages tournent toutes seules. Elle se permet même de philosopher par moments sur des sujets improbables mais c’est assez intelligent et intéressant. A cet instant, vous vous dites : « Donc, tout va bien ! ». Et bien malheureusement, les travers que j’avais identifiés dans ses autres œuvres, ont refait surface.

Un roman de 200 pages ou moins doit traiter d’un sujet intense ou être transcendant dans le style, s’il ne veut pas tomber illico dans l’oubli après la dernière phrase. « Riquet à la houppe » ne possède aucune de ces qualités. Sur un thème plutôt banal, il est donc, pour ne pas changer, beaucoup trop court ! Je sais que la dame au chapeau ne sait pas écrire autrement, mais ça lui porte vraiment préjudice sur cette histoire qui aurait bien supporté le double de développement. Ce livre reste tout de même sympathique et plaira surement à tous les adeptes de l’auteure (qui sont bien plus indulgents avec elle que je ne peux l’être). Pour ma part, j’ai refermé cette fable sans surprise avec une sensation d’inachevé. Je reconnais que la lecture a été plaisante, qu’Amélie Nothomb a un véritable talent de conteuse mais je n’ai pas trouvé l’intérêt de ce texte, au résultat plutôt insipide.