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Harry Potter et l'enfant maudit

Jack Thorne, Joanne Kathleen Rowling, John Tiffany, Jean-François Ménard

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Disponible aux éditions Gallimard

Ce qu'en dit l'éditeur

Etre Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.
Traduit par Jean-François Ménard

Critique postée par :

Fanny Delorme

Le fameux … Le dernier Harry Potter.
Rien que pour le succès, il mérite bien sa chronique.
Concrètement, mérite-t-il d’avoir fait autant le buzz ?

L’histoire :
La huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.
Etre Harry Potter n’a jamais été facile et en l’est pas davantage depuis qu’il travaille au coeur des secrets du Ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.

Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits le plus inattendus.

Mon avis :

Oui j’ai aimé ! Puisque c’est la première question qu’on se pose… Mais ce livre mérite vraiment une chronique pour en parler et nuancer peut-être un peu… ?

Inutile de vous dire que j’ai lu le livre très vite, mais peut-être pas aussi vite que prévu..

Je m’explique…

« Harry et l’enfant maudit » nous replonge certes dans l’univers de Poudlard, mais avec un changement de genre (on est au théâtre ici) et un écoulement du temps non négligeable : 9 ans se sont écoulés depuis la parution des « Reliques de la mort » et 19 ans se sont écoulés pour Harry et ses amis dans l’histoire. Donc il faut s’adapter à tout ça !

J’ai été un peu déroutée par le changement de genre il faut l’avouer. Passer du récit au théâtre m’a un peu perturbé… Et puis, il a fallu aussi se replonger dans l’univers magique d’Harry, de Poudlard, ce qui m’a demandé un micro temps d’acclimatation. Donc je me suis retrouvée à lire les cinquante premières pages rapidement puis à faire une pause de 2 jours, ans que vraiment l’avancée de la lecture me manque… Il faut dire que l’intérêt de l’intrigue tardait clairement à venir selon moi…

Par contre, quand j’ai repris la lecture, c’était pour de bon et je n’ai plus lâché le bouquin jusqu’à la fin.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue, notamment l’ellipse de 19 ans, qui collait bien avec les années écoulées depuis « Les Reliques », dans le sens où cela fait 9 années que nous n’avons pas lu du « Harry », donc revenir avec une suite pas forcément « directe » et « raccord » avec la fin des « Reliques », c’est judicieux.

Au niveau de l’intrigue, j’ai adhéré. Même si cela a mis un peu de temps à arriver, ce huitième volet tient ses promesses à mon goût. J’ai adoré les allers-retours temporels qui nous replongent notamment dans « La Coupe de feu ». On retrouve le personnage de Cédric Diggory notamment, qui a prend toute son importance d’ailleurs.

Les héros de ce volet ne sont autres que les enfants de nos héros du passé : à savoir Albus Potter, le dernier fils d’Harry et Ginny, et Scorpius Malefoy, le fils de Drago. On retrouve certes Harry, Hermione, Ron et les autres mais ce n’est pas eux qui lancent l’intrigue on va dire. Tout part d’Albus. Le début de la pièce nous en dresse un portrait très « curieux »…. Il est très différent de son père et de ses frères et soeurs. Il est en conflit avec Harry et s’en démarque beaucoup : il n’est pas à Gryffondor, son meilleur ami est un Malefoy, il n’est pas très doué en magie à son entrée à Poudlard, et n’aime pas le quidditch…. Ca fait beaucoup…. d’ailleurs, ça m’a un peu gêné au début toutes ses différences, et cet éloignement qu’on pouvait sentir entre le père et le fils.

Du coup, je crois qu’Albus n’est pas mon personnage préféré dans ce huitième volet…. et curieusement (ou pas), ma révélation a été le personnage de Scorpius Malefoy ! Il est lui aussi bien différent de son père. Scorpius s’est révélé très attachant, fidèle, fiable. C’est un véritable ami pour Albus, au même titre que l’étaient Ron et Hermione pour Harry. J’irai même plus loin en disant que Scorpius est pour moi le réel héros de « Harry Potter et l’enfant maudit », ses actions, ses choix sont déterminants dans l’intrigue.

Bien sûr, on retrouve Voldemort… et l’histoire n’est pas finie… Comment lui redonner vie et intérêt après « Les Reliques » ? La pièce réussit le pari haut la main à mon sens… Mais ne comptez pas sur moi pour tout vous révéler non plus, je crois que j’ai déjà assez fait assez de « spoils » dans cet article…

En somme, ce dernier volet est pour moi une belle réussite, un retour plutôt magistral même.

Par contre, revenons un peu au genre théâtral… Je me demande clairement comment certains passages doivent être mis en scène !! Les allers-retours temporels, les sorts, les métamorphoses… Bref, tout cela suscitent beaucoup d’interrogations dans ma tête, je suis bien évidemment très impatiente de voir un jour « Harry Potter et l’enfant maudit » sur scène en France !!

Un extrait :

SCORPIUS
Ce que je voulais, c’était aller à Poudlard et avoir un copain pour tout mettre sans dessus dessous. Comme Harry Potter. Et voilà que je tombe sur son fils. C’est une chance dingue.

ALBUS
Mais je ne suis pas du tout comme mon père.

SCORPIUS
Tu es mieux que ça. Tu es mon meilleur ami, Albus. Et là, on est en train de mettre les choses sans dessus dessous au degré maximum. C’est génial, pouce levé ! Bravo ! Simplement… je dois te dire… ça m’est égal de l’avouer… j’ai un tout petit peu… juste une tout petit peu peur.

(Albus lance un coup d’oeil à Scorpius et sourit.)

ALBUS
Tu es mon meilleur ami, à moi aussi. Et ne t’inquiète pas, je sens que tout se passera bien.

(On entend la voix de Ron en coulisses. De toute évidence, il n’est pas très loin.)

RON
Albus? Albus !

(Albus se tourne vers l’endroit d’où vient la voix, l’air effrayé.)

ALBUS
Mais il faut qu’on y aille – et tout de suite.

(Albus prend le Retourneur de Temps des mains de Scorpius – il appuie dessus et l’objet se met à vibrer, puis il explose dans un mouvement violent, tempétueux.

Le décor commence alors à se transformer sous les yeux des deux garçons.

Une immense clarté balaye la scène. Un grand fracas retentit. Et le temps s’arrête. Il se retourne, semble réfléchir un instant, et commence à revenir en arrière, lentement au début… Puis de plus en plus vite.)

(pages 125-126)

Des fans d'Harry Potter par ici ? Quel est votre ressenti ?

Bonnes lectures.