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Le ciel et le sable suivi de Jocelyne

Tara Lennart

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Disponible aux éditions E-FRACTIONS ÉDITIONS

Ce qu'en dit l'éditeur

La mélodie dans ma tête couvre ce vacarme dénué du moindre sens qui m'assourdit. Elle m'absorbe tout entier, danse devant mes yeux sur le comptoir humide et brûlé par les mégots. Par miracle, personne n'a envie de m'adresser des banalités de poivrot. Ils ne m'aiment pas, ils me tolèrent parce que je picole souvent ici. Mais ils cancanent dans mon dos, tous ces arriérés. Je n'ai rien en commun avec eux, et je préfèrerais mourir plutôt que glisser à leur niveau.

Critique postée par :

Zooey

ON NE SE SAUVE PAS DU CHAGRIN.

Le truc infaillible pour dire que j’ai aimé c’est que j’ai eu envie de savoir la suite et vite ! Donc, ça, c’est sûr. Envie de plonger dans ces nouvelles, dans Jocelyne (l’histoire hein, pas la meuf !) et dans Le ciel et le sable... Nouvelles noires noires noires dont les hashtags pourraient être #mégots #chagrin #fantômes #souvenirs #alcool #pédé #raté #bière #province #pute #bascontrelesvarices.

Des fois on sent que Tara Lennart pourrait être tous les personnages, mec ou fille : il y a de la sincérité, du vécu qui transparaît (même si elle tient à préciser qu’elle n’a jamais testé la prostitution sur les aires d’autoroutes). Pourtant, on dirait... Et puis, j’aime bien qu’elle écrive comme si elle était un mec. Parler de «sa bite encastrée dans une fausse blonde» ou des fantasmes de pédé d’un type largué sur l’autoroute... Elle dit qu’elle aime ça : « jouer avec les genres »... Elle s’est rendue compte « qu’on prenait le pouvoir d’une manière assez subtile comme ça ». Bien vu ! Surtout que ça rend ses nouvelles très drôles... Ce type, par exemple, venu enterrer sa grand mère au fin fond de la province, qui comprend soudain, avec Jocelyne l’auto-stoppeuse, ce que peut ressentir une fille seule dans un parking à trois heures du matin...

Et puis, il y a ces images fortes, poétiques... qui laissent des traces chez le lecteur (enfin, chez moi) comme ce « piano ruiné » abandonné dans la rue sur lequel joue un pianiste virtuose...

Deux textes noirs noirs noirs et rock’n roll. Changements brutaux, style heurté, faussement maladroit qui colle aux vies bancales, « un peu ratées » et aux moments de chagrin « dont on ne se sauve pas ». Sauf peut-être en inventant d’autres histoires qui aident à traverser la nuit... Ou en construisant des châteaux, dans le ciel et dans le sable.

Shane Zooee - Mai 2014

Le_ciel_et_le_sable_Jocelyne