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Le choix de Diane

Mireille Pluchard

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Disponible aux éditions Presses de la Cité

Ce qu'en dit l'éditeur

Au pied des Alpilles, terroir béni des dieux, Diane de Joannis est née sous les meilleurs auspices. Un premier mariage, à treize ans, lui fait goûter aux fastes de la cour. Elle brillera même au bras de Louis XIV lors d'un ballet. En 1658, elle épouse en secondes noces le séduisant comte de Ganges. Souvent absent, ce dernier la confie aux " bons soins " de ses frères… Pour le plus grand malheur de Diane.
Corrompus, ils convoitent autant sa beauté que sa richesse. La jeune femme réussira-t-elle à se protéger des assauts constants de ses beaux-frères ? Trouvera-t-elle appui en ce peuple de Gange qui l'aime tant ?

Critique postée par :

Alain Dagnez

On choisit pas ses parents. on choisit mal sa (belle) famille.
Diane de Joannis, demoiselle de Châteaublanc est une gourde. Même si on mâche ses mots, on ne peut s’empêcher de la qualifier ainsi.

Certes, elle n’a pas de chance ; perdant son père jeune et voyant sa mère s’éloigner vers les Ordres religieux, la voilà seule. Elle est bien jeune : une adolescente.
Elle se retrouve mariée à un noble pas plus âgé qu’elle et maladroit en amour. Il meurt assez vite, alors que le roi l’a envoyé en mission. Elle se cherche une autre mari.
La voici qui tombe de Charibde en Sylla. Après Dominique le maladroit, elle épouse Charles de . Il la charme, lui prodigue des caresses qui la transportent. Mais, sa famille est, malheureusement, un ramassis de fourbes, de traîtres, de vicieux et, avec cela, un belle mère qu’on ne recommanderait pas tant elle s’applique à causer du tort à la charmante Diane, qui va d’un château à l’autre et tâche d’échapper à son destin.
Elle est agaçante ; elle se rebelle et use de phases, alors qu’il faudrait agir dans de telles circonstances : prendre en catimini, ses enfants et ses effets et fuir le plus loin possible. Elle ne s’en donne pas les moyens et nous assistons, très énervés, à la lente montée vers le Golgotha de cette pauvresse.
Ses seuls moments de répit ont été auprès de Madame de Sévigné, que Diane ne pense pas à appeler alors qu’elle lui serait d’un grand secours. Elle est proche du Roi, Louis le Quatorzième ; là non plus, elle n’y pense pas. Tout va de mal en pis et nous aussi parce que nous pensons que, même si l’époque était dure, aucune femme de cette condition se serait laissé martyriser de la sorte.
Certes, le style est beau, les mots sont riches : l’auteur s’est documentée mais on lui rend pas grâce d’avoir sacrifié notre héroïne sur l’autel du récit tant les avanies qu’elle subit sont énormes. Même sa mère réapparue curieusement à la fin, n’ose prendre en main le sort de sa fille. Parfois, on lit quelques incohérences, qui désorientent. Si l’on voit bien le destin de Diane, on n’en voit pas le choix, qu’elle avait pourtant.
Bref, aime qui veut…passer un mauvais moment.
Alain Dagnez.