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Des souris et des hommes

John Steinbeck, Maurice Edgar Coindreau

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Disponible aux éditions Gallimard

Ce qu'en dit l'éditeur

« Les deux hommes levèrent les yeux car le rectangle de soleil de la porte s'était masqué. Debout, une jeune femme regardait dans la chambre. Elle avait de grosses lèvres enduites de rouge, et des yeux très écartés fortement maquillés. Ses ongles étaient rouges. Ses cheveux pendaient en grappes bouclées, comme des petites saucisses. Elle portait une robe de maison en coton, et des mules rouges, ornées de petits bouquets de plumes d'autruche rouges. »

Critique postée par :

Virginy Faury

Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.

– Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.

Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l’autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.

– Non, j’vous en pris, supplia-t-il. Oh, j’vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait.

Elle se débattait vigoureusement sous ses mains…

– Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j’ai encore fait quelque chose de mal. Il m’laissera pas soigner les lapins.

c’est un court roman, principalement constitué de dialogues, où l’on suit Lennie, un grand gaillard un peu simplet, et George, deux ouvriers agricoles. Lennie, derrière son apparence de colosse, est comme un enfant inconscient de sa force, qui aime toucher ce qui est doux, que ce soit des petites souris, des lapins, des chiots ou la robe en soie d’une femme. George représente l’ami, le protecteur, le guide. À travers certains de ses propos, on sent que George perçoit Lennie comme un poids, un boulet, mais pour d’obscures raisons, il refuse de se séparer de Lennie, peut-être pour se servir de la force de cet homme pour intimider quiconque tenterait de s’en prendre à lui, ou peut-être parce qu’il est tenu par une promesse faite à la tante de Lennie. En tout cas, malgré tout, on sent que quelque chose de fort les unit.

Ce roman, c’est le tableau d’une Amérique rurale, où on retrouve un phrasé particulier, celui des personnes de peu d’éducation, mais surtout le portrait de cette amitié étrange mais puissante entre ces deux hommes que tout oppose. Le final est particulièrement émouvant.