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Les Larmes Noires Sur La Terre

Sandrine Collette

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Disponible aux éditions L.G.F - Le Livre De Poche

Ce qu'en dit l'éditeur

Moe, 26 ans, hagarde, épuisée, son nourrisson dans les bras, est amenée de force dans un centre d'accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ». La Casse, c'est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales. Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Au milieu de l'effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s'épaulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont les adopter elle et son fils. Leur force, c'est leur cohésion, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s'en sortir. Mais à quel prix ? Le goût profond de Sandrine Collette des atmosphères sombres, l’évocation hypersensible de la solidarité de ces femmes concourent à la réalisation sans merci d’une fresque à couleur d’apocalypse. L’Humanité.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Le nom de Sandrine Collette est souvent cité sur les réseaux littéraires et je l’ai quelques fois croisée sur les salons. Mais je n’avais jamais eu l’occasion de lire un de ses ouvrages. Suite à la sortie en poche de son avant dernier livre, j’ai saisi l’opportunité qui m’était donnée.

Dans « Les larmes noires sur la terre », on suit la destinée de Moe, jeune fille des îles, à qui la vie ne va pas faire de cadeau. Après plusieurs évènements malheureux, elle va progressivement se retrouver en pleine désolation. L’auteur entraîne le lecteur dans le quotidien de cette laissée-pour-compte et de ses acolytes. Dans une casse automobile devenue le nouveau bidonville, une véritable société s’est mise en place. Vivant en marge du monde, tous les acteurs de cette communauté ont créé des lois inhérentes à leur mode de vie. Malgré une organisation différente, on s’aperçoit rapidement que les vices et les dérives de l’être humain sont les mêmes, quel que soit le lieu. Pour exister au milieu de cet univers, chaque individu va donc devoir intégrer un des clans et le défendre. Moe et les femmes qui l’accompagnent, vont se serrer les coudes afin de survivre dans cet enfer et espérer des jours meilleurs.

Sandrine Collette nous offre une allégorie de la misère du monde. En imaginant la Casse, elle met en scène les oubliés de la société que l’on préfère mettre de côté, cloîtrés, parce qu’on n’en supporte pas la présence. C’est un véritable roman noir désespéré, sans concession, duquel se dégage une belle humanité. Il procure de vrais moments d’émotions exacerbés par la pauvreté. Étant un grand fan de ce genre de lecture, je comprends maintenant tout l’intérêt porté à Sandrine Collette. Même si la fin m’a un peu déçu par sa bienveillance, je redescendrai avec plaisir dans l’esprit tourmenté de cette auteure.

https://leslivresdek79.wordpress.com/2018/03/05/372-sandrine-collette-les-larmes-noires-sur-la-terre/