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La Jeune Fille Et La Nuit

Guillaume Musso

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Disponible aux éditions Editions Calmann-Lévy

Ce qu'en dit l'éditeur

élèves de classes prépas, s'enfuit avec son professeur de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, " l'amour est tout ou il n'est rien ". Personne ne la reverra jamais. Côte d'Azur – Printemps 2017 Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime – les meilleurs amis de V inca – ne se sont plus parlé depuis la fin de leurs études.
Ils se retrouvent lors d'une réunion d'anciens élèves. Vingt - cinq ans plus tôt, dans des circonstances terribles, ils ont tous les trois commis un meurtre et emmuré le cadavre dans le gymnase du lycée. Celui que l'on doit entièrement détruire aujourd'hui pour construire un autre bâtiment. Dès lors, plus rien ne s'oppose à ce qu'éclate la vérité

Critique postée par :

Chloé Niccolo

Antibes - 1992. Vinca Rockwell, une riche héritière entretient une relation clandestine avec un certain Alexis, connu pour être un professeur de philosophie. Un soir, peu après avoir rejoint son amant, la jeune fille disparaît.

25 ans plus tard, ce même lycée qui a vu passer Vinca et Alexis, fête ses cinquante ans et à cette occasion, des travaux de rénovation sont sur le point d’être entamés.
Le spectre de cette fameuse nuit de 1992 pourrait ressurgir et faire voler en éclats la vie de trois anciens amis de Vinca qui se retrouvent pour cet anniversaire. C’est également lors de ces retrouvailles qu’un corbeau se manifeste, bien décidé à faire éclater la vérité.

Quelques jours plus tard, sur les hauteurs d’Antibes, on signale plusieurs détonations. Lorsque la Police arrive sur place, elle découvre le corps d’une femme sur un rocher, le visage réduit en bouillie. A côté, un homme en pleurs qui s’accuse d’être responsable de ce qui vient de se produire…

Si depuis ces deux dernières années, Guillaume Musso a délaissé le côté surnaturel dans ses romans, il se détourne également de New York, principal lieu d’action de ses premiers romans, et continue dans sa lancée dans le cold-case.
Aujourd’hui, il situe sa nouvelle intrigue dans la ville d’Antibes, dont il est originaire. Et on peut dire que ce retour aux sources ravive de nombreux souvenirs. Peut-être trop… car ce nouveau roman fait de nombreux clins d’oeil à une multitude des références (littéraires, cinématographiques,..), au risque de lasser son lecteur.
Si dans Un appartement à Paris, les références étaient pertinentes, ici, il n’en est rien et alourdissent plutôt le texte.

Quant à l’histoire, on reste avec les ingrédients classiques du genre : une histoire d’amour avec une riche héritière, une amitié mise à dure épreuve, des non-dits, des secrets de famille, un meurtre et la vengeance.

Contrairement à son ancienne maison d’édition qui vendait chaque nouveau roman comme un thriller, Calmann-Lévy a été plutôt sobre sur la couverture de leur “nouvel” auteur. Par contre, on ne peut pas en dire autant concernant la quatrième de couverture, où elle a pratiquement spoilé un tiers du roman. C’est dommage, car l’intrigue était bonne et bien amenée. Résultat, une sensation de longueur qui se fait très vite ressentir.

L’auteur s’est également approprié ce mode d’écriture très actuel, à savoir alterner passé/présent et consacrer plusieurs pages à un seul personnage.

Autre petit changement auquel l’auteur nous avait habitué jusqu’à présent, c’était la présence d’un duo homme/femme. Bien que l’on démarre ce roman avec une policière municipale, dont l’introduction laissait à penser qu’elle prendrait part à cette enquête, elle a rapidement et tout simplement disparu du paysage pour laisser place à un journaliste belliqueux.

L’auteur arrive non seulement, malgré toutes ces petites imperfections à titiller la curiosité de son lecteur quant au fin fond de cette histoire, et j’avoue avoir été agréablement surprise ; mais il donne également envie de découvrir la ville d’Antibes.
On reste toutefois loin de l’enthousiasme suscité des premiers romans.