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La fille du train

Paula Hawkins, Corinne Daniellot

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Disponible aux éditions Pocket

Ce qu'en dit l'éditeur

Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : à 8 h 04 le matin, à 17 h 56 le soir. Et chaque jour elle observe, lors d'un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l'être par le passé, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte.
Jusqu'à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. La jeune femme aurait-elle une liaison ? Bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, Rachel décide d'en savoir plus. Quelques jours plus tard, elle découvre avec stupeur la photo d'un visage désormais familier à la Une des journaux : Jess a mystérieusement disparu...
Traduit par Corinne Daniellot

Critique postée par :

Fanny Delorme

Je chronique aujourd'hui « La Fille du train » de Paula Hawkins.
Ce thriller a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps. Il a même fait l'objet d'une adaptation cinématographique en octobre 2016.

L’histoire en quelques mots :
Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : à 8h04 le matin et à 17h56 le soir. Et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l’être par le passé, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.

Jusqu’à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. La jeune femme aurait-elle une liaison ? Bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, Rachel décide d’en savoir plus.

Quelques jours plus trad, elle découvre avec stupeur la photo d’un visage familier à la Une des journaux : Jess a mystérieusement disparu…

Mon avis :

J’ai littéralement adoré et dévoré ce thriller !

L’amorce de l’histoire, somme toute assez banale, nous parle : on regarde tous les gens à travers les vitres d’un train, d’un métro, d’un bus… en allant travailler. Partir de ce point de départ et faire imaginer à notre héroïne la vie d’un couple qu’elle aperçoit tous les jours est si simple, peu original mais tellement évocateur, en tout cas pour moi.

La force de ce thriller et par là même son efficacité résident certes dans son intrigue et dans la résolution du mystère de la disparition de « Jess » certes, mais pas seulement ; l’écriture, la structure du roman y est pour beaucoup. En effet, l’alternance des points de vue féminins répartis en chapitres, cumulés aux allers-retours temporels nous gardent en haleine, nous impliquent pleinement dans l’histoire, nous obligent à suivre, à ne pas perdre le fil, à mémoriser le plus de détails possible dans les bribes racontées et étayées au fur et à mesure des pages.

On s’attache très vite aux personnages féminins, surtout à Rachel et Megan. Ce roman est clairement un roman qui met les femmes à l’honneur, tout en portant un jugement peu flatteur sur les hommes, leur fidélité et leurs perversions.

J’ai adoré suivre l’enquête à travers les yeux de Rachel, je me suis attachée à elle, je l’ai plainte, mais aussi suspectée… Les ravages de l’alcool peuvent être si imprévisibles….

J’ai compris dans les trente dernières pages le fin mot de l’histoire avant que ce soit clairement révélé… Ce n’était pas très dur à trouver pour peu que l’on ait bien suivi l’enquête et le fil des tranches de vie des 3 femmes. 3 femmes sont donc mises en exergue et il suffit de quelques dizaines de pages pour que le lien entre elles émerge pour le lecteur.

En bref, un réel plaisir de lecture avec ce roman. Je ne connaissais pas du tout Paula Hawkins, c’est donc une très belle découverte.

Un petit extrait parlant :

"Je passe en courant devant le souterrain, je trébuche en tournant au coin de Blenheim Road. Je retiens ma respiration tandis que je me précipite sur le trottoir, la tête baissée, trop effrayer pour oser la relever. Pourtant, quand je m’y résous, il n’y a rien à voir. Pas de camionnette garée devant chez Scott, pas de voitures de police. Est-ce qu’ils auraient déjà fini de fouiller la maison ? S’ils avaient trouvé quelque chose, ils y seraient sûrement encore; ça doit prendre des heures de tout examiner, d’analyser chaque preuve. J’accélère encore. Quand j’arrive devant le numéro quinze, je m’arrête pour reprendre mon souffle. Les rideaux sont tirés, au rez-de-chaussée et à l’étage. Ceux des voisins frémissent : on m’observe. Je m’avance sur le seuil de la porte, une main levée. Je ne devrais pas être ici. Je ne sais pas ce que je fais là. Je voulais juste voir. Je voulais savoir. Un instant, je suis tiraillée entre mon désir d’aller contre mon instinct et de frapper à la porte, et mon envie de tourner les talons. Je fais demi-tour, et c’est à ce moment-là que la porte s’ouvre.

Avant que j’aie le temps de bouger, ses mains surgissent, il m’agrippe l’avant-bras et me tire vers lui. Ses lèvres ne forment plus qu’une ligne menaçante, et il a les yeux fous. Il est désespéré. La frayeur et l’adrénaline m’envahissent, et je vois les ténèbres survenir. J’ouvre la bouche pour crier, mais trop tard, il m’attire brutalement à l’intérieur et claque la porte derrière moi."

(page 190)

Tu as succombé à la fille du train toi aussi ?

Bonne lectures.