{{type}}
{{genre}}
{{register}}
Retourner à l'accueil

Il n'en revint que trois

Gudbergur Bergsson, Éric Boury

Ajouter sur Collibris
Disponible aux éditions

Ce qu'en dit l'éditeur

Une ferme perdue en Islande, à des kilomètres du premier village, entre un champ de lave, des montagnes et des rivages désolés. Le ciel est vide et les visiteurs sont rares. Mais l'écho de la Deuxième Guerre mondiale ne va pas tarder à atteindre ses habitants. Soudain soldats, déserteurs, espions débarquent, mais aussi radio, route, bordels et dollars. Puis viendront les touristes. L'ordre ancien vacille et ne se relèvera jamais.
Les personnages de Bergsson sont tout d'une pièce, rugueux et âpres comme la terre qui les a vus naître. Il y a ceux qui partent, ceux qui restent, ceux qui reviennent. Faut-il s'arracher à ce morceau de terre où rien ne pousse ? Ou guetter le renard en ignorant les secousses de l'histoire ? Un texte sec et fort qui décrit le basculement brutal de l'Islande dans la modernité, les bégaiements de l'histoire, la force magnétique de certains paysages, qui sont comme des gardiens de la tradition familiale : nul n'y échappe.

Critique postée par :

Yves Montmartin

Une ferme perdue en Islande, coincée entre un champ de lave, la montagne et l'océan. Mais l'écho de la Deuxième Guerre mondiale ne va pas tarder à atteindre ses habitants.

Il y a le vieux qui se pisse dessus, la grand-mère qui se fait institutrice pour ses petites-filles abandonnées par leurs mères, le fils passionné par la chasse au renard, et le gamin le fils d'une voisine qui a été placé là, car sa mère est malade. Seuls les rares visiteurs viennent rompre la monotonie des jours qui se ressemblent et amènent quelques nouvelles, la crise qui sévit à l'étranger, les gens qui réclament du pain, ici au moins ils ont de quoi se vêtir et de quoi manger.

À travers la vie de cette ferme isolée, l'auteur nous raconte l'évolution l'Islande et la transformation du pays. La guerre qui éclate en Europe, l'importance stratégique de l'Islande, la base d'où transite tout le matériel venu d'Amérique et destiné à l'Europe. , la guerre est une aubaine, les Anglais remplacés par les troupes américaines elle leur permet au pays d'entrer de plain-pied dans monde moderne. Une radio, l'installation d'une éolienne, une route construite par les Américains, le premier tracteur, les filles qui rêvent de quitter cette terre, d'être libres et indépendantes. Puis après la guerre l'arrivée des touristes avides d'endroits isolés dans une nature préservée.

Est-ce dû à la traduction, mais l'histoire semble bien décousue, les personnages sont froids, distants, sans émotion. Un sentiment donc bien mitigé à la lecture de ce livre