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Disponible aux éditions Éditions France loisirs

Ce qu'en dit l'éditeur

« Je voudrais vous parler d’un personnage omniprésent dans la littérature. Un personnage discret et remarquable, connu de tous et mystérieux  ; arriviste peut-être, il sait aussi séduire et fasciner. Le chat est ce personnage aux formes multiples, infiniment flexible. Comment se douter qu’un être si petit, si familier, avait investi les listes des dramatis personae  ? Son animalité, les masques variés avec lesquels il se déplace dans les œuvres ne le rendent pas moins prépondérant dans les romans que dans la poésie ou le cinéma. Prépondérant, mais si délicat à cerner qu’il me fallait en faire un livre. Je n’étais pas au bout de mes découvertes. Se pouvait-il, pour paraphraser Rilke, que je prétendisse connaître les chats avant d’avoir écrit sur eux  ?  »

S. H.

Critique postée par :

Arnoud

Dans cet essai passionnant, Stéphanie Hochet analyse les raisons pour lesquelles ce petit animal tient tant de place dans le coeur des hommes, dans leur culture, dans leur imaginaire.

Bien qu'il soit un animal domestique, le chat, contrairement au chien par exemple a su garder une certaine indépendance. Il aime le confort que lui offre sa vie près de l'humain mais reste jaloux de sa liberté, c'est peut être d'ailleurs pour cela que nous l'aimons tant. "Comment nepas aller dans le sens de ce queveut le chat,cettelibertéqui nous est chère, pour laquelle l'humanitécontinue àse battre? Notre premier réflexe n'est il pas d'embrasser cette liberté__absolue? Comme si dans la relation qui nous lie àl'animal, nous faisions ce qu'on appelle en psychanalyse un transfert. Nous donnons au chat la libertéqu'il dé__sire tant car nous aimerions nous l'accorder ànous mê__mes."

Le chat même s'il refuse les règles, qu'il se comporte de manière quasi anarchique, a des allure de dignitaire. Dans la littérature il a souvent été utilisé pour stigmatiser les grands de ce monde. Les exemples les plus connus en la matière sont les personnages de Grippeminaud de Rabelais et de Raminagrobis dans la fable de La Fontaine Le chat, la belette et le petit lapin. Le chat y apparaît comme un personnage sournois, hypocrite, habile. "Le pouvoir qu'on prêteau chat derrière ces métaphores souligne avec quelles attitudes fines et sournoises les félins se rendent maî__tres des situations et savent régner, peut ê__tre sans é__thique mais avec aplomb et sans partage." Est-ce un hasard si d'habiles politiques tels que Mazarin ou Richelieu ne cachaient pas leur amour pour le félin.

Le chat par son indépendance, par son caractère prédateur, par sa souplesse, sa flexibilité mais aussi par sa sensualité a de tout temps fasciné l'homme. Le chat suivant les époques a été adulé ou détesté, mis sur un piédestal ou pourchassé. Pourquoi de tels sentiments envers un si petit animal. Dans cet essai Stéphanie Hochet nous montre que si le chat exerce sur nous une telle fascination c'est peut être parce que notre ami à quatre pattes nous montre une image de ce que l'homme pourrait être s'il vivait aussi librement que le chat. Après avoir lu ce texte passionnant je ne regarderai plus mon chat de la même façon.