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C'est le coeur qui lâche en dernier

Margaret Atwood, Michèle Albaret-Maatsch

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Disponible aux éditions Robert Laffont

Ce qu'en dit l'éditeur

Le nouveau chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, l’auteure de La Servante écarlate.
Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture… Aussi, lorsqu’ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n’ont plus rien à perdre.
À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d’oeuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison… où ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s’installe chez eux avant d’être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n’y est pas : « Je suis affamée de toi. »
Avec C’est le coeur qui lâche en dernier, Margaret Atwood nous livre un roman aussi hilarant qu’inquiétant, une implacable satire de nos vices et travers qui nous enferment dans de viles obsessions quand le monde entier est en passe de disparaître.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

En ces temps, comment passer à côté de Margaret Atwood ? Avec le succès de la série télévisée, son roman « La servante écarlate », pourtant écrit il y a 30 ans, est devenu un véritable phénomène littéraire de cette année. Comme j’essaye d’être toujours à la pointe de l’actualité, je me voyais dans l’obligation de découvrir cette auteure et ce, grâce à sa dernière œuvre de science-fiction.

Avant de débuter ce livre, j’imaginais que Margaret Atwood produisait des dystopies pour adultes, à l’instar de George Orwell et de son 1984. Je pensais qu’elle traitait plus le fonds que la forme. Mais c’était une erreur de ma part et c’est pourquoi j’ai été un peu déçu par ma lecture. Même si elle s’attaque à des thèmes d’adultes, le couple, le sexe, la perversion, la mort, elle les traite comme dans un roman pour Young Adult. En effet, rien n’est approfondi, l’essentiel reste en surface. Les personnages ne sont que des acteurs sans émotions. Tout le contexte de cette dystopie, qui aurait mérité d’être affiné pour en appréhender les caractéristiques et pouvoir mieux la condamner, est passé sous silence. Il n’est juste qu’un constat de départ où l’auteure va greffer son aventure. De plus, je n’ai pas vraiment compris l’intérêt de ce concept initial. Pour moi, cette alternance entre prison et liberté n’a pas de légitimité économique ou sociale et annihile dès le début la crédibilité du propos. Ce qui confirme qu’il n’y a aucun engagement idéologique et que la seule ambition de ce roman est de divertir.

Finalement, une fois ma désillusion mise de côté, j’ai pu profiter un peu plus de cette histoire plutôt délirante. L’écriture est agréable et on assiste à plein de scènes loufoques complètement décalées, qui permettent d’aborder des sujets sans jamais se prendre au sérieux et même parfois avec humour. C’est un récit d’anticipation qui n’a donc ni fondement ni message. Vous passerez peut-être un bon moment avec ce livre si vous ne faites pas comme moi et que vous l’abordez comme un simple divertissement farfelu et superficiel. Pour ma part, je suis resté de bois.