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D'Un Trait De Fusain

Cathy Ytak

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Disponible aux éditions Editions Talents Hauts

Ce qu'en dit l'éditeur

  1. Mary, Monelle, Julien et Sami sont lycéens dans une école d'art. En cours de dessin, leur modèle préféré s'appelle Joos. Il est jeune, libre et beau.
    À l'âge des premières expériences amoureuses, l'épidémie de sida s'immisce brutalement dans leurs vies. La plupart des adultes se taisent et semblent ignorer la tragédie. Mary décide de briser le silence, d'affronter le regard de ses parents, de la société, et de s'engager.

Critique postée par :

Arcanes Ouvertes

D’un trait de fusain, c’est un groupe d’amis réunis par le dessin. Proches, mais comme le sont des camarades de classe qui s’apprécient, juste avant de forger des liens par les souvenirs et les moments partagés – de ces liens qui semblent éternels. Arrive dans leur vie Joos, modèle de nu masculin, qui change des précédents parce que décomplexé, sans cette horrible conscience du corps et de ses défauts. Notre narratrice c’est Marie-Ange, un nom ronflant et poussiéreux digne de ses parents qui le sont tout autant, qui cherche à s’apprivoiser et à se sortir du carcan des interdictions qu’ils lui ont inculqué. « Les yeux baissés, les cuisses serrées, la peur des hommes en héritage, la haine du corps en transmission ».

Ce roman m’a assommé – dans le bon sens du terme.

Il m’a porté un coup, de ceux qui vous font chanceler, qui bousculent quelque chose à l’intérieur de vous.
Cathy Ytak… Waou. Ce morceau de vie que vous m’avez offert, ce morceau d’une histoire commune dont je n’ai pas souvenir pour être née quelques années après, m’a fait tomber sous le charme de personnes grandes et fortes et fragiles et faillibles et sincèrement belles.

D’abord, Cathy Ytak écrit l’excitation, une amitié qui se renforce, des moments qui se prolongent, des regards, des compréhensions, des gentilles. Et puis le faisceau du récit s’arrête sur Marie-Ange qui voit, qui écoute, qui prend de plein fouet la séropositivité de Joos, la peur de Sami.

Tout d’un coup, plus rien n’a d’importance. Ni la peur du corps, ni le jugement des autres, ni les parents à l’esprit trop étroit, trop fermé. Il faut avancer, trouver un appuis pour s’élancer plus loin, serrer les poings, les dents aussi parfois. Trouver du courage là où on ne pensait pas en stocker. Compter ceux qui sont là, et qui comptent. Les autres n’ont plus d’importance.

Il y aura des pertes, des déchirures, mais aussi du soutien. Des rires inappropriés, et ceux qui tombent le bon moment venu. Des colères et des coups de gueules. De l’amitié. De l’amour.

Tout cela pourrait être un drame : c’est la vie toute entière.

Accrochez-vous, c’est une pépite.

Publié originellement sur : https://arcanesouvertes.wordpress.com/2017/08/31/dun-trait-de-fusain/