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Le cadavre dans la Rolls

Michael Connelly, Jean Esch

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Disponible aux éditions Éd. du Seuil

Ce qu'en dit l'éditeur

Un producteur véreux est retrouvé mort dans le coffre d'une Rolls. La veuve semble indifférente à la nouvelle et la mafia constitue un coupable un peut trop évident. Et si des policiers haut placés étaient impliqués ? De Los Angeles à Las Vegas, personne ne semble pressé d'aider Harry Bosch dans son enquête…

Traduit par Jean Esch

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Et voilà le cinquième volume des aventures de notre cher Harry Bosh. Dans le monde des policiers, je suis un adepte des romans qui me secouent, qui m’effraient, qui me tiennent en haleine et que je n’arrive pas à lâcher. Mais de temps en temps, j’aime revenir à mon bon vieux Michaël Connelly. Je ralentis le rythme, je prends le temps, je m’imprègne de l'atmosphère. Ce n’est pas bruyant, ça ne bouge pas dans tous les sens mais c’est toujours aussi efficace ! Je lâche les rênes et me laisse balader comme à chaque fois.

Dans cette nouvelle enquête, les circonstances du crime sont claires ou paraissent claires. Cependant, si vous connaissez la manière de fonctionner de cet écrivain, vous saurez que rien n’est jamais vraiment simple. Comme lors de chaque opus, tout est calculé pour devenir plus compliqué qu’il n’y paraît. Pour ce faire, chaque élément a son importance. Il n’y a jamais de gras. Les événements racontés le sont pour une raison, que l’on ne comprend souvent qu’à la fin. D’une découverte en découle une autre et ainsi de suite comme de véritables investigations. Et grâce à ce processus maîtrisé, on est embarqué dans les opérations comme si on faisait partie de l’équipe. On est inclus dans le décor et on vit le quotidien et les révélations de l’enquête.

En parallèle de cette affaire, le personnage d’Harry s’étoffe. Au fil des épisodes, on le connait mieux et on commence à l’apprécier dans son ensemble, avec ses qualités mais surtout avec ses défauts. Cette sensation permet d’encore plus se sentir imprégné de l’univers et d’évoluer en terrain connu.

Michaël Connelly nous offre un nouveau volet plus calme, consacré à mon inspecteur de Los Angeles préféré. Soutenu par une écriture parfois froide mais toujours juste et par un scénario parfaitement huilé, j’ai pris du plaisir à renouer avec cet auteur, qui reste, à mes yeux, un des maîtres du roman policier.