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Dieu me déteste

Hollis Seamon, Marie de Prémonville

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Disponible aux éditions 10-18

Ce qu'en dit l'éditeur

New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt dix-huit ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s'envoyer en l'air, tomber amoureux, danser, fumer, boire, et tout recommencer. La différence, c'est que Richard sait qu'il n'aura jamais dix-neuf ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps.
Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l'humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup. Vous n'êtes pas près d'oublier Richard Casey, comment il mena une révolution contre le corps médical, se glissa dans les draps de la jolie fille de la 302, réussit une évasion périlleuse avec la complicité d'un oncle dysfonctionnel, évita de tomber sous les coups d'un père vengeur, et joua finalement son destin au poker, dans un des plus beaux bluffs jamais montés contre le sort.

Critique postée par :

NICOLLE

Il y a des livres qui marquent par leurs sujets, l’émotion qui s’en dégage et leurs protagonistes.

« Dieu me déteste » en fait partie sur bien des points et détonne par son thème et le lieu où il se déroule.

New-York, hôpital Hilltop, service soins palliatifs… Richard Casey y vit ses derniers jours. Mais les derniers jours d’un adolescent de 18 ans, cela ressemble plutôt à l’envie de faire la fête, boire, fumer et avoir son premier rapport sexuel. Surtout lorsque le temps vous est compté.

Ces quelques jours au service des soins palliatifs vont donc devenir pour Richard une course contre la montre pour faire en peu de temps ce que la plupart des adolescents, insouciants du temps qui passe, font en quelques mois voir quelques années.

En compagnie de Sylvie, jeune adolescente du même âge et sujette à la même échéance, Richard va tenter de déjouer les pièges et interdits de l’hôpital pour tenter de rajouter de la vie là où ne peut rajouter de temps.

Fugue, alcool, bagarres et premier émois d’une histoire d’amour naissante vont pimenter ce service avec parfois la complicité de certains membres du personnel, ces derniers étant à la fois partager entre leur conscience professionnelle et l’affection portée à ces deux ados.

On ne que se prendre d’affection pour Richard et Sylvie qui présentent tous deux une force et une rage de vivre hors du commun. Malgré la maladie, Richard rassure sa mère autant que possible et profite de ses rares absences pour faire les quatre cents coups avec son oncle, roi des astuces en tous genres.

Etant moi-même du corps médical, j’ai été touchée par la présence et l’implication des infirmiers et aides-soignantes. Malgré la distance professionnelle nécessaire dans ces cas-là, l’humain prend le dessus et nous fait découvrir une solidarité touchante.

Plein d’humour et d’autodérision, ce livre touche autant par son sujet difficile que par l’amour et l’espoir qui s’en dégage.

Ce n’est pas parce que la vie est plus courte que prévue qu’elle doit s’arrêter avant qu’elle ne soit partie.

« Dieu me déteste » est à la fois le cri de Richard contre l’injustice qui le touche mais aussi sa revendication à vivre aussi pleinement que possible.

Hollis Seamon nous offre sa vision de ce monde qu’elle a découvert en accompagnant son fils dans ses derniers moments. Un monde d’ados dans un monde hospitalier. Un bel hommage à tous ces jeunes partis trop tôt qui par leur force nous font faire une belle révérence à la vie.