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Disponible aux éditions Actes Sud Editions

Ce qu'en dit l'éditeur

L’inspecteur Ibarra a été transféré depuis trois ans dans un commissariat de sa Galice natale après avoir brillamment résolu l’affaire de la petite disparue de Málaga. Le 20 août 2010, 0 h 15, il est appelé par l’hôpital de La Corogne au chevet d’une femme grièvement blessée. Elle ne veut parler qu’à lui. Dans un sombre compte à rebours, le récit des événements qui l’ont conduite à ce triste état fait écho à l’urgence, au pressentiment qu’il pourrait être encore temps d’éviter un autre drame.
À mesure que l’auteur tire l’écheveau emmêlé de ces deux vies, leurs histoires – tragiques et sublimes – se percutent de plein fouet sur une côte galicienne âpre et sauvage.
Une fillette fantasque qui se rêvait oiseau marin survolant les récifs, un garçon craintif qui, pour n’avoir su la suivre, vit au rythme de sa voix, un vieux chapelier argentin qui attend patiemment l’heure du châtiment, un vétéran des Malouines amateur de narcisses blancs…
Aucun personnage n’est ici secondaire et l’affliction du passé ne saurait réduire quiconque au désespoir. Chacun est convaincu que le bonheur reste à venir, ou tente pour le moins de s’inventer des raisons de vivre. C’est ainsi que, dans ce saisissant roman choral, l’auteur parvient à nimber de beauté l’abjection des actes, et de poésie la noirceur des âmes.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Victor Del Arbol est un auteur de polar espagnol qui sévit depuis quelques années avec de nombreuses critiques positives. Etant un grand adepte de ce genre et après lui avoir longtemps tourné autour, je me suis enfin décidé à découvrir son univers grâce à sa dernière création.

Pour le lecteur qui s’attend à un polar classique avec une intrigue importante ou des rebondissements à foison, je lui conseille de reposer cet ouvrage. Et pour le lecteur qui recherche une histoire légère ou qui cherche un livre qui lui fera du bien, alors là, je lui conseille même d’arrêter de lire ma chronique sur le champ et de plutôt relire une des précédentes (vous verrez, elles sont sympas aussi !).

Différents mystères jalonnent tout le roman. Mais ces énigmes servent juste de trame à l’histoire et leurs résolutions ne sont pas vraiment importantes. On s’attache plus aux causes qu’aux conséquences. C’est donc dans le passé des personnages que l’on va chercher la vérité. Alternant entre les différents points de vue et naviguant entre les différentes périodes, l’auteur creuse la psychologie de ses protagonistes. Il revient dans le temps afin de comprendre les évènements qui ont mené les acteurs à ces situations.

Le moins que l’on puisse dire alors, c’est que ce livre ne respire pas la joie. Les vies racontées sont particulièrement sombres et saturées de tristesse. A travers tous ces portraits, l’auteur aborde des thèmes tels que la disparition, la torture, le viol ou le meurtre qui conduisent au chagrin, à la vengeance ou à la folie. Résumée ainsi, vous avez saisi que cette histoire n’est en rien réjouissante mais qu’elle analyse en profondeur les répercutions que peuvent avoir les drames sur nos vies.

Victor Del Arbol sonde l’âme humaine face à la tragédie. Il brosse le portrait de personnages aussi déchirés qu’attendrissants, avec une vraie mélancolie qui nous les rend attachants. Porté par une belle écriture, l’univers sombre de ce roman m’a beaucoup plu, même si j’ai craint un peu la surenchère de désespoir. Après cette lecture, il me faut donc très vite passer à autre chose pour ne pas tomber à mon tour, au fond du trou.

https://leslivresdek79.wordpress.com/2017/03/12/victor-del-arbol-la-veille-de-presque-tout/