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Dans l'attente de toi

Alexis Jenni

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Disponible aux éditions l'Iconoclaste

Ce qu'en dit l'éditeur

Ecrivain en quête de mots pour dire le plaisir du toucher, Alexis Jenni est allé chercher des images du côté de la peinture. Dans les tableaux qui le troublent, chez les peintres qui parlent à son corps et à son désir. Il raconte ces détails qui attirent irrésistiblement sa main : les fesses de Maria Boursin chez Bonnard, les étoffes sensuelles de Poussin, les chairs tendres de Fragonard, le blanc crémeux que Picasso pose sur la joue de Jacqueline, le mouvement fébrile des corps enlacés chez Bacon... Enchevêtrant lettres d'amour à sa bien-aimée et plongées intimes dans la vie de ces artistes devenus amis, il cherche à cerner au plus près cette beauté qu'il regarde, sent, écoute, touche et goûte.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Pour déclarer sa flamme à sa bien-aimée, Alexis Jenni utilise ses cinq sens. Il sait très bien définir son ressenti par la vue, l’ouïe, l’odorat et le goût mais le toucher lui pose problème. Il n’arrive pas à le préciser avec des mots. Il décide donc de mettre en parallèle sa passion pour la peinture, afin d’exprimer ce sentiment.

Chaque chapitre est consacré à un tableau. Il décrit ce qu’il voit, ce qu’il imagine et s’arrête sur certains détails importants pour lui. Les œuvres s’égrainent ainsi au fil des pages. Cela permet à l’auteur de nous présenter ses artistes préférés et ceux qui le touchent le plus. On en profite aussi pour apprendre des informations sur cet art et s’intéresser un peu plus au sujet. C’est donc un livre qui pourrait être instructif.
Malheureusement je n’ai pas du tout accroché à cet ouvrage. Pour moi, cela n’a été qu’une succession de divagations intérieures, sans queues ni têtes. L’auteur utilise sa plume lyrique pour nous montrer son amour de la peinture, mais toutes ses réflexions m’ont semblé trop personnelles comme si le lecteur n’était pas invité. Je suis resté à la porte sans jamais entrer et je me suis donc ennuyé copieusement devant cet enchaînement d’analyses dénuées de sens.
Dans ce texte plus proche de l’essai que du roman, je n’ai pas compris le lien entre sa définition du toucher amoureux et ses contemplations de toiles de maîtres et seule la qualité de la prose m’a plu dans ses moments les plus réalistes.
Je n’avais déjà pas adhéré à son livre « L’art français de la guerre », qui avait pourtant remporté le Prix Goncourt. Je pense donc que la relation entre l’œuvre d’Alexis Jenni et moi est vouée à l’échec et que définitivement, je ne suis pas réceptif à son écriture…sans rancune !