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Tu Ne Perds Rien Pour Attendre

Janis Otsiemi

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Disponible aux éditions Plon

Ce qu'en dit l'éditeur

Flic à Libreville, Jean-Marc a perdu sa mère et sa soeur dans un accident de la circulation alors qu'il avait douze ans. Le chauffard, fils d'un ministre, n'a jamais été poursuivi. Jean-Marc est entré dans la police à cause de ce drame. Pour se venger, se faire justice lui-même, condamner à sa manière ce meurtrier. Mais, fatigué des magouilles de ses collègues de la PJ et des crimes, viols et disparitions quotidiens, il a demandé à être muté à la Sûreté urbaine de Libreville. Un service pas plus reluisant, mais où il a le temps de préparer une vengeance qui le fait tenir au quotidien. Chaque soir, il s'arrête devant la villa du chauffard, en attendant le jour où il fondra sur lui comme un prédateur. Mais pour le moment, tel un Dexter à la mode gabonaise, il nettoie les rues de Libreville des voyous, violeurs, politiciens véreux et génocidaires rwandais qui y sont planqués...
Janis Otsiemi a reçu le prix du roman gabonais en 2010 pour son premier roman, La vie est un sale boulot.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Une nouvelle collection de romans noirs lancée par la maison Plon, une couverture très stylée, un polar qui se déroule au Gabon, un auteur annoncé comme le Ellroy africain, tout était réuni pour attirer mon attention. C’est donc avec exaltation que je me suis jeté sur le premier né du catalogue Sang Neuf.

Dès les premières lignes, l’originalité de ce livre nous saute aux yeux. Janis Otsiemi utilise un langage bien à lui et issu de son pays natal. On est mis en présence de mots et d’expressions typiques qui donnent une certaine musique au texte, et qui nous transporte de fait dans un monde exotique. Malheureusement, mon enthousiasme s’est très vite dégonflé. En effet, cette facétie linguistique se révèle être la seule réjouissance de tout le livre. Si on occulte cette petite particularité, le style de Janis Otsiemi est plutôt simpliste. L’enquête en elle-même est dénuée de suspense et de rebondissement. L’aventure n’est qu’une succession de scènes banales. Dans ses scènes, il décrit avec détail les moindres actions de ses personnages, dans un ton neutre et en restant toujours à la surface. On regarde donc cette aventure avec détachement, sans la moindre empathie et on s’ennuie très rapidement parce qu’on ne porte aucun intérêt à l’issue des investigations. En plus de sa superficialité, le roman est très court et ne peut donc nullement développer son scénario ou la personnalité de ses acteurs.

Hormis sa langue exotique, vous avez donc compris qu’il n’y a pas grand-chose qui m’a plu dans cette aventure. Je suis resté de marbre. En y réfléchissant, je crois que ce roman a surtout pâti de tous les espoirs que je mettais en lui. J’espérais découvrir un ouvrage surprenant et dépaysant alors qu’en fin de compte, j’étais en présence d’un polar convenu avec peu de force littéraire. Une déception à oublier…