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Danser au bord de l'abîme

Grégoire Delacourt

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Disponible aux éditions JC Lattès

Ce qu'en dit l'éditeur

Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d'un homme dans une brasserie.

Aussitôt, elle sait.

Après On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt explore dans ce roman virtuose la puissance du désir et la fragilité de nos existences.

Critique postée par :

Christelle Rastelli

Le dernier Delacourt : voilà un livre que j'attendais avec impatience, bien que ni le titre ni le bandeau accolé par l'éditeur n'aient eu sur moi un effet particulièrement motivant. Au final, ce n'est pas le grand coup de cœur ("On ne voyait que le bonheur" restant donc "invaincu") ni la petite déception "Des quatre saisons de l'été". Quelque chose entre les deux.

"Demain, je vais vous donner mon prénom, Alexandre. Demain, je répondrai oui. Alors, je vais essayer de ne pas me tromper de question."

Grégoire Delacourt explore ici les affres de l'amour, du désir, de l'urgence de les vivre, de savourer le moment présent et au final de sentir réellement vivant(e).
Le point de départ est le suivant : Emma, presque 40 ans, mariée, trois enfants, jolie maison, à l'aise financièrement, famille parfaite, vie parfaite (du moins vue de l'extérieur) croise un homme dans une brasserie, remarque sa bouche et sait qu'elle l'aime et va, pour le dire familièrement "tout plaquer". La suite est un drame magnifique et terrible sur lequel on ne peut pas en dire plus pour préserver l'envie de lire le livre.
Le tout est écrit dans le style Delacourt. Un personnage qui parle à cœur ouvert. Des phrases assez brèves, parfois des groupes de mots. L'ensemble est un peu décousu. D'ailleurs très décousu dans la première partie du livre, mais l'ensemble, si j'ose dire, se "recoud" au fur et à mesure pour retrouver sa cohérence.
Malheureusement des répétitions et certaines longueurs alourdissent l'ensemble. Et sans aller jusqu'à la mièvrerie non plus, parfois, à mon goût, le ressenti exposé par le personnage principal va un peu trop loin, il est presque trop "grandiloquent". Et très/trop idéalisé, voire irréaliste. Mais après tout c'est de la fiction...