{{type}}
{{genre}}
{{register}}
Retourner à l'accueil
Ajouter sur Collibris
Disponible aux éditions Bernard Grasset

Ce qu'en dit l'éditeur

Nés sous les feux de la forge où s’attèle leur père, ils étaient Fils du feu, donc fils de roi, destinés à briller. Mais l’un des deux frères décède précocement et laisse derrière lui des parents endeuillés et un frère orphelin. Face à la peine, chacun s’invente sa parade : si le père s’efface dans les vagues de l’ivresse, la mère choisit de faire comme si rien ne s’était passé. Et comment interdire à sa mère de dresser le couvert d’un fantôme rêvé ou de border chaque nuit un lit depuis longtemps vidé ? Pourquoi ne pas plutôt entrer dans cette danse où la gaité renait ? Une fois devenu adulte et peintre confirmé, le narrateur, fils du feu survivant, retrouvera la paix dans les tableaux qu’il crée et raconte à présent. Ainsi nous dévoile-t-il son enfance passée dans une France qu’on croirait de légende, où les hommes forgent encore, les grands-mères dépiautent les grenouilles comme les singes les bananes, et les mères en deuil, pour effacer la mort, prétendent que leurs fils perdus continuent d’exister.
Dans une langue splendide, Guy Boley signe ainsi un premier roman stupéfiant de talent et de justesse.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Certains livres passent dans vos mains et vous les oubliez de suite. D’autres marquent votre esprit pour différentes raisons. Vous pouvez au choix apprécier l’histoire, aimer l’atmosphère, vous attacher aux personnages ou accrocher à l’écriture. Et c’est bien pour cette dernière caractéristique que je retiendrai ce roman.
Dès les premiers mots, on sent qu’il se passe quelque chose. Je ne suis pas forcément un grand adorateur des phrases à rallonge mais lorsqu’elles sont bien maîtrisées, le résultat est souvent séduisant. Et c’est le cas dans ce premier roman « Fils du Feu ».

Après un début de récit un peu laborieux, je suis vite entré dans l’histoire. En très peu de pages, l’auteur réussit à décupler les sensations. J’ai ressenti l’ambiance de chaque scène avec ses odeurs, ses lumières, ses matières, ses sons…
Outre l’atmosphère, le destin des différents acteurs est aussi particulièrement bien retranscrit. On subit avec eux le deuil douloureux qui s’immisce dans leur quotidien. Ça prend aux tripes et j’ai été ému par cette chronique familiale qui transpire le malheur.
Pour ne rien gâcher, la langue de Guy Boley est magnifique de justesse et porte le texte avec grâce.

C’est au final un premier essai remarquable, plein de prouesses stylistiques. Pour passer un cours moment de virtuosité littéraire, laissez-vous séduire par cet artiste multiforme qui, avec sa plume poétique, vous procurera ce petit condensé de sensibilité et d‘émotion duquel vous sortirez surement bouleversés, comme je l’ai été.