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Couleurs de l'incendie

Pierre Lemaitre

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Disponible aux éditions Albin MichelDisponible en Ebook

Ce qu'en dit l'éditeur

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement. Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie.
Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Pierre Lemaitre était avant tout un auteur de polars réputé que j’appréciais. Contre toute attente, son entrée dans la littérature blanche a été fracassante. Auréolé du prix Goncourt, « Au revoir là-haut » était une fresque familiale et affairiste dans laquelle je m’étais beaucoup amusé.

L’histoire de « Couleurs de l’incendie » se déroule une dizaine d’années plus tard, durant l’entre-deux- guerres. On reprend la famille Péricourt, on reprend les mêmes ingrédients et le tout fonctionne comme dans le premier épisode. Seul le contexte est différent. Le récit se fait cette fois-ci dans l’ombre de la crise financière et de la montée du nazisme.

Les évènements se succèdent sous forme de situations principalement parlées. A la manière d’une pièce de théâtre, la puissance du roman repose sur les dialogues, souvent truculents et qui rythment le fil de l’aventure. Par ces échanges, chaque personnage se dévoile et dévoile ses ambitions. Ce jeu de dupes, parsemé de manipulations et manigances, crée une toile romanesque pleine de rebondissements, dans laquelle le lecteur ne s’ennuie pas une seconde. On passe d’un protagoniste à un autre, d’une classe sociale à une autre. On se représente ainsi le plan global de la société de l’époque.

Le seul reproche que je pourrais faire se situe au niveau la mécanique du roman. En effet, autant les péripéties sont surprenantes, autant le déroulement est un peu cousu de fil blanc. On devine facilement le dénouement de cette affaire. Ceci étant dit, le plaisir de lecture est une nouvelle fois au rendez-vous. Ceux ou celles qui ont aimé le premier épisode, ne seront pas dépaysés et se réjouiront de cette suite. Et je conseille chaudement à ceux ou celles qui n’ont pas encore commencé la trilogie, de vous lancer dans les histoires de Pierre Lemaître. Entre Alexandre Dumas pour le côté feuilletonnesque et Emile Zola pour le côté social, il est un conteur particulièrement efficace !

https://leslivresdek79.wordpress.com/2019/01/11/425-pierre-lemaitre-couleurs-de-lincendie/