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Volia Volnaïa

Remizov Victor, Luba Jurgenson

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Disponible aux éditions Belfond

Ce qu'en dit l'éditeur

Un roman russe fulgurant, une plongée dans l'immensité sibérienne, qui conte l'éternel affrontement entre désir de liberté et asservissement au pouvoir. Porté par une seule devise, Volia volnaïa, " Libre liberté ", une très forte quête identitaire, avec, en toile de fond, le tableau contrasté de la Russie d'aujourd'hui, tiraillée entre tradition et modernité.

– Avec cinq mecs qui voudraient bien se mouiller, on les aurait désarmés ! Tous les flics de la région ! Une demi-journée aurait suffi ! Ils sont complètement ramollos, ils explosent de mauvaise graisse ! Il faudrait les enfermer dans leur cage à singes. Si tout le monde, si le peuple tout entier se met à parler, la vérité éclatera au grand jour ! Il faut juste que les gens le veuillent, qu'ils comprennent que c'est à eux de faire la loi ici, pas aux chefs ! (L'Étudiant se tut d'un air éloquent, les yeux écarquillés, le doigt pointé en l'air.) Kobiak, c'est un brave gars ! On a le droit de défendre notre honneur ! Avec les moyens qu'on a. Nous n'en avons pas d'autres, on nous les a volés. On nous a laminés mais on fait semblant que tout va bien.

Critique postée par :

Yves Montmartin

Pour Guenka, son premier animal tué était l'équivalent des cartes pour une gitane : à partir de là , il prédisait le cours de la saison.

En avançant en âge, Guenka apprécie de plus en plus la vie solitaire au coeur de la taïga. La pêche au saumon puis ensuite la période de chasse qui commence. Une vie toute simple presque primitive, avec pour seule compagnie son chien et une ou deux bouteilles de vodka. On braconne, on se fait racketter par le police, 20 %, et la vie continue. Mais Kobiak a menacé Tikbi le chef de la milice. Alors la chasse aux zibelines se transforme en une chasse à l'homme, menée par un groupe de policiers locaux, mais aussi par un détachement des unités des forces spéciales venu de Moscou. Des amis partent aussi à sa recherche pour l'aider à se sortir de cette mauvaise passe.

Un roman qui se passe au pays de l'ours, des zibelines, des oeufs de saumon, l'or rouge, là où l'hiver, les sapins nains se courbent pour se cacher sous la neige. Les héros sont les habitants de l'une des colonies de l'Extrême-Orient de la Russie, bouffer et boire constitue leur quotidien, l'essentiel c'est la liberté.

Les paysages sont grandioses, l'écriture de l'auteur nous entraîne par sa qualité des descriptions dans cette nature sauvage et hostile, terre des grands espaces, il fait froid mais la vodka réchauffe les corps et les cœurs de ces chasseurs solitaires qui rêvent aussi d'amour. Mais l'auteur dresse également le portrait de la Russie, un pays où on ne fait pas la différence entre l'argent volé et l'argent honnête, un pays où on n'a qu'une voie possible : obéir.