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L'affaire Léon Sadorski

Romain Slocombe

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Disponible aux éditions Robert Laffont

Ce qu'en dit l'éditeur

Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.
Avril 1942. Au sortir d’un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l’Occupation. Pétainiste et antisémite, l’inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d’un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d’intervenir contre les « terroristes ».
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d’en faire leur informateur au sein de la préfecture de police… De retour à Paris, il reçoit l’ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d’appartenir à un réseau antinazi.
Après le succès de Monsieur le commandant, Romain Slocombe nous entraîne dans les abîmes de la collaboration et de la mauvaise conscience française.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

C’était la première fois que je lisais un roman de Romain Slocombe. J’avais entendu beaucoup de bien de son précédent et la belle couverture du livre me prédisait de belles surprises.

Deux caractéristiques se dégagent dès les premières pages de ce livre. Tout d’abord, l’atmosphère de l’époque est particulièrement bien retranscrite. Tous les éléments du décor, tous les costumes, tous les comportements, toutes les coutumes sont décrits avec une précision chirurgicale. On a vraiment l’impression d’être dans les événements, de faire partie de tous ces gens. Romain Slocombe s’est imprégné de la période historique afin de coller au mieux à la réalité. L’auteur a même poussé le vice au maximum dans les détails pour créer une immersion complète, comme un voyage dans le temps.

Ensuite, c’est le personnage principal qui frappe les esprits. Léon Sadorski est tout simplement abject. Beaucoup de tares se concentrent dans ce petit bonhomme. Il est égoïste, prétentieux, opportuniste, lâche, raciste, antisémite, misogyne... mais dans cette aventure, sous l’occupation allemande, ce pétainiste est montré comme parfaitement à sa place et serait presque considéré comme un modèle de perfection. L’auteur ne cherche jamais à nous le rendre sympathique et ça marche !

En conclusion, j’ai surtout été emballé par cet individu méprisable et sans morale. Il apporte une certaine vérité, souvent violente, sur les agissements de ces temps sombres de notre passé. J’ai aussi trouvé ce roman intéressant sur le plan historique. Romain Slocombe a dû abattre un travail colossal et faire des recherches considérables pour baigner à ce point le lecteur dans cette époque.
Seulement en voulant être rigoureux, l’auteur en devient presque agaçant. Tout dans ce livre est décrit avec un nombre de détails saisissant. Dans les premières parties, ça permet de bien appréhender l’ambiance mais au fil du texte cette surenchère de descriptions alourdit le rythme. Alors, je me suis un peu ennuyé dans ces longs passages surtout que le scénario n’est pas vraiment des plus exaltants. C’est pourquoi je garderai un souvenir mitigé tant le fond m’a captivé et la forme m’a contrarié.