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Un Jour, Tu Raconteras Cette Histoire

Joyce Maynard, Lévy-Paolini Florence

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Disponible aux éditions Éditions Philippe Rey

Ce qu'en dit l'éditeur

Après un mariage raté, un douloureux divorce et quelques brèves histoires, à cinquante-cinq ans, Joyce Maynard n’attend plus grand-chose des relations sentimentales. Et pourtant. Sa rencontre avec Jim vient tout bouleverser: l’amour comme elle ne l’imagine plus, celui qui va même lui faire accepter de se remarier.

En 2014, après trois ans d’une romance tourbillonnante, on diagnostique chez Jim un cancer du pancréas. Au cours des dix-neuf mois qui suivent, alors qu’ils luttent ensemble contre la maladie, Joyce découvre ce que signifie être un véritable partenaire, en dépit de la souffrance, de l’angoisse, du désespoir qui menace à chaque instant.

"Un jour, tu raconteras cette histoire", lui avait dit Jim avec tendresse. C’est chose faite. Joyce Maynard retrace ces années heureuses faites de voyages, de petites et grandes folies, de bonheurs du quotidien – dîners sur leur terrasse près de San Francisco, escapades à moto, concerts de rock, baignades dans les lacs du New Hampshire ou du Guatemala. Puis, elle confie leur combat, leurs espoirs de guérison, les opérations et les médicaments, sa colère contre le sort, sa fatigue parfois, mais surtout la force de l’amour qui les unit.

Avec sensibilité et finesse, Joyce Maynard se met à nu dans un texte empli de joies et de larmes, un récit bouleversant sur l’amour et la perte, une histoire unique qui a permis à chacun d’offrir à l’autre le meilleur de lui-même.

Critique postée par :

Anthony Descaillot

L’œuvre de Joyce Maynard se divise en deux genres : les romans fictionnels et les autobiographiques. Ma première approche s’est donc faite au hasard, grâce à la rentrée littéraire, avec ce texte qui appartient à la deuxième catégorie.

Dès les premières lignes, elle ne fait pas de manières et nous ouvre les portes de sa vie. Sans aucune pudeur, on accède à son quotidien. Elle se livre sans fard pour nous parler d’évènements récents qui ont chamboulé son existence. Elle nous narre ses habitudes d’écrivain, sa famille, ses amours, ses emmerdes, le tout avec beaucoup d’intégrité. Elle n’a pas vraiment de tabous et n’hésite pas à nous raconter des situations dans lesquelles elle ou ses proches ne sont pas mis en valeur. Elle préfère la vérité parfois dure à un embellissement romanesque. Elle fait le choix de la franchise, son texte en devient plus honnête et donc plus authentique.

En revanche, ne vous attendez pas à une histoire qui vous remontera le moral, parce que le thème principal n’en reste pas moins la maladie du conjoint. Leurs vies et cette maladie vont tellement être fusionnées qu’elles vont devenir une seule et même entité. On découvre alors les conséquences d’un tel drame sur l’organisation des journées et les remises en cause qu’il engendre. L’amour apparaît alors comme le seul échappatoire.

Je ne suis pas un fervent partisan des autobiographies. Par nature, je pense qu’elles servent plus celui qui les écrit que celui qui les lit. Seulement lorsque cet exercice est réalisé avec sincérité, je ne boude pas mon plaisir. Avec beaucoup de retenue, Joyce Maynard s’abandonne au regard du lecteur. Il se dégage de cette confession une délicatesse particulièrement contagieuse. La justesse du ton et le développement sans pathos de la tragédie apportent les éléments pour percevoir les ravages de la souffrance médicale. Quelques détails dans le traitement de la maladie m’ont semblé dispensables, mais à la sortie de ce triste livre, j’ai relativisé mes problèmes et j’ai surtout été pris d’une envie irrépressible de profiter de la vie et de me proches!