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Aquarium

David Vann, Laura Derajinski

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Disponible aux éditions Gallmeister

Ce qu'en dit l'éditeur

Caitlin, 12 ans, vit avec sa mère dans la banlieue de Seattle. Pour échapper à son quotidien, elle visite chaque soir un aquarium, où elle se lie peu à peu d'amitié avec un vieil homme. Un jour, elle découvre que sa mère le connaît et qu'un lien secret les unit. Un roman sur l'amour, la jeunesse et les blessures du passé.

Traduction de Laura Derajinski

Critique postée par :

Anthony Descaillot

J’avais lu mon premier David Vann alors que je venais de débuter ma phase de passion des livres. Je n’avais donc pas beaucoup d’expérience littéraire et son « Sukkwan Island » m’avait laissé perplexe et un peu déçu. Je l’avais trouvé plat dans la narration et un brin ennuyeux mais le coup de théâtre central m’avait bouleversé, au point de rester éternellement gravé dans mes souvenirs. Je me devais donc de lui redonner une chance puisque je pressentais malgré tout un potentiel intéressant.

Je peux maintenant attester que c’était une bonne décision (oui, je m’auto congratule !) vu que cette fois-ci, j’ai rencontré ce que je cherchais. En effet, dans ce « Aquarium », l’auteur fait honneur à sa réputation. Il s’intéresse aux êtres humains et à leurs relations. Il nous fait donc entrer dans le cocon de leurs vies afin de percer au mieux leurs secrets. On suit les personnages dans leur quotidien et on se confronte à leurs drames. Les échanges entre eux sont d’une grande fragilité et le lecteur est constamment sous tension. Tout peut exploser d’un moment à un autre.

David Vann a su crée un environnement clos comme un aquarium. On a d’ailleurs du mal à respirer lorsqu’il nous fait subir cette pression continue. On cherche de l’air, on est oppressé et seuls quels éclats de colère violents permettent de dépressuriser. C’est un roman sombre, tendu, parfois brutal qui m’a rendu mal à l’aise mais qui m’a aussi magnétisé. Cet auteur sait donc creusé dans les méandres de la nature humaine pour en extraire le plus sinistre. Même s’il semble un peu plus optimiste que les autres, je préviens les futurs lecteurs qu’il ne faut pas s’attendre à des sourires ou de la gaité quand on se lance dans ce livre ! Pour ma part, j’ai été ébranlé et j’ai aimé ça ! Après ce deuxième essai réussi, je continuerai donc d’explorer l’œuvre de ce spécialiste du roman noir psychologique.