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Mémoire cachée

Sebastian Fitzek, Céline Maurice

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Disponible aux éditions l'Archipel

Ce qu'en dit l'éditeur

Berlin, de nos jours. Un homme se réveille dans un abri sous le métro. Il a été blessé par balle à l’épaule. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Il ne se rappelle pas qui il est. Seul indice, ce prénom tatoué dans la paume de sa main droite : Noah.
C’est en découvrant, dans un journal, la photographie d’un tableau qu’il a un déclic ! Ce tableau, c’est lui qui l’a peint. Il décide alors de contacter la journaliste, prénommée Céline.
À son côté, Noah recouvre peu à peu sa mémoire, pour le meilleur… mais surtout pour le pire ! Un groupuscule extrémiste, persuadé que la Terre est trop peuplée, a inoculé à l’ensemble de la population mondiale un effrayant virus.
Aujourd’hui, ils vont l’activer. C’est alors le début d’une course contre la montre pour Noah et Céline. Le temps est compté avant que des milliards d’êtres humains ne soient atteints par cette pandémie sans antidote connu.

Céline Maurice (Traducteur)

Critique postée par :

Anthony Descaillot

Je connaissais de nom Sebastian Fitzek, cet auteur allemand réputé pour ses thrillers angoissants. Pour ce nouvel opus, je le découvre dans un autre registre. Il nous propose une histoire qui tend plus vers le roman d’espionnage que vers celui du tueur en série.

Sur la forme, je suis assez convaincu par cette quête d’identité sur fond de complot international. L’intrigue est dans la même veine que « La mémoire dans la peau » (le film parce que je n’ai pas lu le livre), pleine de mystères et de rebondissements qui en font une aventure vraiment efficace. On passe d’un personnage à un autre avec des chapitres courts et tous ces destins vont se lier au fur et à mesure. L’écriture de Sebastian Fitzek est fluide avec un rythme toujours soutenu. De fait, on ne s’ennuie jamais et ce gros roman se lit très vite.

En revanche, j’ai un avis paradoxal sur le fond du roman. Lors de certains monologues ou dialogues, on assiste à des propos extrêmement bien travaillés, fouillés et documentés sur la condition humaine et sur notre situation environnementale. Ces passages sont très enrichissants parce qu’ils mettent le doigt sur des réalités peu rassurantes. J’ai l’impression d’avoir appris des choses au sortir de cette histoire, sur l’écologie, la pauvreté, les maladies, qui m’ont éclairé sur notre monde actuel. Cependant, même si l’auteur s’en défend dans son épilogue, il s’avère malgré tout, que tout ce déballage de convictions devient un brin moralisateur, donneur de leçons. Sur la longueur, c’est légèrement agaçant. Il manque peut-être de nuances pour paraître moins manichéen et ajouter de la crédibilité au discours.

Mais ne vous arrêtez pas à cette broutille (je cherche la petite bête !), et profitez de cette aventure, qui en dépit de ses facilités et de ses « déjà vus », est un livre très entraînant. Il ravira les lecteurs adeptes d’action et de baston et ceux qui recherchent un authentique page-turner !